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les questions et les décodages

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Il y a 21 jours
En voiture, doit-on porter un masque lorsqu’on est deux ?
Cela dépend de la personne qui est avec vous.
 
Si vous partagez votre véhicule avec une personne qui vit avec vous, il n’est pas nécessaire de porter des masques (pas plus que chez vous).
Mais si vous partagez votre véhicule avec une personne qui ne partage pas votre domicile, (un ami, un voisin, un collègue de travail, etc.), il est effectivement préférable que chacun porte un masque pour éviter la contamination (au cas où l’un des deux occupants du véhicule est porteur du coronavirus sans symptômes).
Dans ce cas, et si la météo le permet, vous pouvez également rouler vitres entre-ouvertes pour renouveler fréquemment l’atmosphère.
 
Sources
Les informations du gouvernement sur les masques grand public, 27 avril 2020
L’avis du Haut conseil de la santé publique sur la transmission du coronavirus par aérosols, 8 avril 2020
Il y a 22 jours
Combien de fois peut-on laver un masque en tissu avant qu’il perde en efficacité ?
On n’en sait rien.
 
La confusion règne sur l’entretien des masques en tissu. En ce qui concerne le nombre de fois où ils peuvent être lavés avant de perdre en efficacité, cette confusion est à son comble.
Sur le site de l’AFNOR (Association française de normalisation), on peut lire « Le document AFNOR Spec fixe comme critère qu’un masque barrière doit a minima être en capacité de subir 5 lavages et séchages. C’est un seuil minimal réaliste, selon les experts réunis, pour un masque réalisé à partir de tissus non professionnels, récupérés ici et là.
Au-delà du tissu, c’est la confection qui pourra montrer des signes de faiblesse le plus rapidement. Un masque cousu main par exemple devrait être, par nature, moins solide qu’un masque cousu à la machine.
Pour les masques grand public réalisés par des industriels du textile, les seuils de lavage sont plus élevés : 10, 20, 30 lavages ou plus peuvent être revendiqués. Dans tous les cas, chaque masque en tissu lavé doit être inspecté avant d’être réutilisé. »
Ce qui signifie :
  • que le nombre maximal de lavages dépend de la qualité du tissu (ce qui semble logique mais manque de précisions pratiques) ;
  • qu’un masque cousu à la main durera moins longtemps qu’un masque cousu avec une machine (mais que signifie moins longtemps en pratique ?) ;
  • qu’un masque bien fait, dans un tissu adapté, durera « 10, 20, 30 lavages ou plus » (ce qui manque de précision).
Certains industriels indiquent le nombre maximal de lavages sur l’emballage de leurs masques.
De plus, ces conseils sont donnés pour des lavages à 60°C pendant 30 minutes (la norme pour les textiles hospitaliers) mais de nombreux experts considèrent que, dans le contexte du coronavirus, 40°C semble suffisant, ce qui peut prolonger la vie des masques en tissu.
En conclusion, ce sera à chacun d’inspecter ses masques avant chaque usage pour s’assurer que la trame du tissu ne s’est pas relâchée, que le masque ne « baille » pas une fois posé (c’est-à-dire qu’il est encore jointif avec le visage), et que les coutures sont toujours en bon état.
Il est à noter que les informations à ce sujet évoquent toujours le tissu, mais jamais les liens élastiques pourtant essentiels pour une bonne adhérence du masque au visage.
 
Sources
Les questions-réponses de l’AFNOR sur les masques en tissu, 5 mai 2020
Les informations du gouvernement sur les masques grand public, 27 avril 2020
L’avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur l’entretien des masques réutilisables, 20 avril 2020
Il y a 23 jours
La COVID-19 peut-elle se transmettre par le sang ?
Aucun cas de transmission par le sang n’a été décrit par les médecins.
 
La question de la transmission du coronavirus responsable de la COVID-19 par le sang a été rapidement explorée par les médecins chinois, dès le début de la pandémie.
Leurs études ont montré que, chez les personnes qui ont développé des symptômes, les cas où l’on retrouve du matériel génétique (ARN) du coronavirus dans leur sang sont rarissimes (4 cas sur 2400 donneurs ayant développé des symptômes par la suite). Par ailleurs, on ne sait pas si ces traces de coronavirus seraient capables d’infecter une personne via une transfusion.
Depuis le début de la pandémie, des centaines de milliers de transfusions sanguines ont été réalisées à travers le monde, sans que l’on ait identifié un seul cas de transmission par ces transfusions. Les scientifiques penchent donc pour une absence de transmission du coronavirus par le sang.
En France, par mesure de précaution, les collectes de sang refusent les personnes qui ont eu des symptômes grippaux pendant les 4 semaines précédant la collecte, ainsi que celles qui ont été en contact avec une personne ayant présenté ce type de symptômes pendant les 2 semaines précédant la collecte. Dans ces conditions, aucune recherche de trace de virus n’est faite dans les dons de sang.
 
Sources
Un article sur les cas chinois de présence de l’ARN viral dans le sang, 4 avril 2020
Les recommandations du Haut conseil de la santé publique sur la collecte de sang, 11 mars 2020
Les règles de collecte de l’Établissement français du sang en période de COVID-19
Il y a 23 jours
Les inlays en céramique cassent-ils davantage que ceux en résine composite ?
Il est impossible de répondre à cette question dans l’absolu.
 
Les inlays sont des prothèses dentaires destinées à remplir une cavité, à la manière d’un amalgame (« plombage »). Ils sont constitués soit d’or ou autre métal précieux, soit de résine composite, soit de céramique. Fabriqués par un prothésiste dentaire, ils s’adaptent parfaitement à la cavité qu’ils sont destinés à remplir. Ils sont plus solides et durables qu’un amalgame, plus esthétiques (quand ils ne sont pas en métal) et moins allergisants.
La comparaison entre les résines composites et les céramiques est difficile à faire dans l’absolu, parce que leurs performances respectives dépendent à la fois de leur nature (il existe plusieurs types de composites et plusieurs types de céramiques), mais aussi du volume de l’inlay et de sa forme (selon la cavité qu’il va combler), ainsi que de la position et de l’état de la dent concernée.
Néanmoins, les études disponibles pointent vers une plus grande longévité des inlays en céramique pressée ou usinée par CFAO (conception et fabrication assistées par ordinateur) : 92 à 97 % de survie à 10 ans pour les céramiques pressées contre 83 % à 11 ans pour les composites.
Les résines composites utilisées pour les inlays ont gagné en qualité depuis quelques années. Elles sont davantage indiquées pour les petites cavités. Utilisées en outlay ou overlay (pour recouvrir une dent), elles sont plus adaptées aux petites épaisseurs (leur épaisseur minimale est de 2 mm, contre 2,5 à 3 mm pour les céramiques).
En termes de risque de fracture, la fragilité des céramiques est liée au fait qu’elles se déforment moins sous tension. Cette fragilité est augmentée lorsque la céramique présente des défauts à sa surface (fissures, porosités). La présence de ces défauts de surface est fonction des conditions de fabrication de la céramique : température et atmosphère de cuisson, glaçage, etc. Il existe également des céramiques hybrides où une céramique poreuse est renforcée par infiltration de polymères sous haute pression. Ces céramiques hybrides semblent avoir de meilleures propriétés physiques que les autres céramiques, mais on ne dispose que d’un recul que quelques années.
En conclusion, même si les céramiques semblent plus durables que les résines composites, il est impossible de répondre à cette question dans l’absolu. La réponse dépend pour beaucoup du type de composite ou de la qualité de fabrication de la céramique, par exemple. Elle dépend aussi des caractéristiques de l’inlay, en termes de volume, de forme ou de position dans la bouche.
Si vous avez des questions, demandez à votre chirurgien-dentiste les raisons de ses recommandations. Il vous expliquera tous les éléments qui lui ont permis de faire un choix entre les deux matériaux.
 
Sources
Un rapport de la Haute autorité de santé sur les inlays et outlays, juillet 2009
Une thèse de médecine dentaire sur les inlays et outlays en composites ou céramiques, 2016
Il y a 23 jours
Déconfinement : Je vis en région parisienne, puis-je aller en Bretagne garder ma petite fille dont la maman reprend le travail ?
Oui, ce cas est prévu par la nouvelle attestation de déplacement dérogatoire.
 
La nouvelle attestation de déplacement dérogatoire, valable pour les déplacements à plus de 100 km à vol d’oiseau de son domicile, a été publiée dans la soirée du 11 mai 2020.
Elle précise les conditions qui permettent de tels déplacements. La garde d’enfants en fait partie. Il est donc possible de se rendre loin de chez soi pour permettre la reprise du travail de jeunes parents, en gardant leurs enfants lorsque ceux-ci ne retournent pas à l’école.
 
Sources
La nouvelle attestation de déplacement dérogatoire au-delà de 100 km de son domicile