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les questions et les décodages

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Il y a 48 jours
Le dîner est il le repas qui fait grossir ?
Non, mais…
L’idée selon laquelle le dîner est le repas qui fait grossir est à la fois fausse et vraie.
D’un point de vue nutritionnel, aucun des repas de la journée ne fait davantage grossir qu’un autre. D’ailleurs, les nutritionnistes et les diététiciens ne mesurent pas les effets d’un repas, ou même d’une journée alimentaire, mais ceux d’une semaine complète. Équilibrer son alimentation est plus facile à faire sur la semaine que sur la journée ou le repas, surtout quand on a une vie active avec une partie d’imprévus alimentaires.
Donc, du point de vue nutritionnel, le dîner ne fait pas davantage grossir que le déjeuner ou le petit déjeuner.
Mais il y a un autre aspect du dîner : dans nos modes de vie agités, le petit déjeuner et le déjeuner sont souvent pris sur le pouce, avec un équilibre alimentaire… discutable ! Du coup, le dîner est souvent le seul repas structuré que nous prenons. Il est une opportunité de rééquilibrer l’alimentation sur la journée (plus de légumes, plus de fruits). Mais si l’alimentation au cours de la journée a été insuffisante ou déséquilibrée, le dîner devient le moment où l’on a le plus faim, où on a davantage le temps de manger en excès, d’autant plus qu’il est souvent précédé d’un grignotage en le préparant (parce que « la faim n’attend pas »). Donc, dans ces conditions, le dîner peut devenir un repas excessif, trop riche, au lieu d’être l’opportunité de rééquilibrer l’alimentation de la journée.
La lutte contre le surpoids passe par l’équilibre alimentaire, mais aussi par une bonne répartition des apports tout au long de la journée : petit déjeuner complet, déjeuner équilibré, goûter allégé et dîner équilibré (et adapté à ce qui a été consommé dans la journée).
 
Sources
« Une journée rythmée par les repas », Programme national nutrition santé.
« Se réunir autour de repas réguliers », Programme national nutrition santé.
Il y a 49 jours
Est-ce que le produit mains et le produit vaisselle désinfectent autant que le savon pour la Covid-19 ?
Oui.
 
Tout produit qui est capable de dissoudre les matières grasses est capable de détruire l’enveloppe du coronavirus responsable de la Covid-19. Savon en pain ou liquide, produit vaisselle, produit ménager dégraissant, etc.
 
Sources
« Les 10 étapes pour se laver les mains », une vidéo éducative qui détaille tous les points importants du lavage des mains, Radio Télévision Ivoirienne
Il y a 49 jours
Passer un appareil vapeur sur un masque peut-il éliminer le coronavirus ?
Non.
 
Il n’existe aucune étude prouvant que cette technique élimine le coronavirus d’un masque déjà porté, ni pour les masques FFP2 (bec de canard), ni pour les masques chirurgicaux (plissés), ni pour les masques en tissu, ni pour tout autre tissu.
Le Haut Conseil de la Santé Publique a récemment publié un rapport sur la stérilisation et la réutilisation des masques qui précise ce que l’on sait.
Des recommandations américaines existent pour le recyclage des masques FFP2 mais pas pour les autres types de masques. Pour les FFP2, la chaleur sèche à 70°C (30 minutes) dans un four semble permettre de réutiliser le masque au moins 3 fois sans nuire à la protection, à condition de bien vérifier que le masque FFP2 soit toujours très adhérent au visage.
Aucune recommandation n’est donnée pour les masques chirurgicaux.
Pour les masques en tissu, un lavage systématique après usage s’impose. Les autorités sanitaires recommandent un lavage à 60°C pendant 30 minutes (la norme hospitalière pour les textiles), mais de nombreux experts estiment que, pour le coronavirus, un lavage classique à 40°C suffit (le détergent est efficace pour détruire le virus), suivi d’un repassage.
 
Sources
Les informations du gouvernement sur les masques grand public, 27 avril 2020
Un article sur les recommandations en terme de recyclage des masques FFP2, 8 avril 2020
Le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique sur la réutilisation des masques, 5 mai 2020
Il y a 49 jours
Y aura-t-il une deuxième vague de coronavirus ?
Une… ou plusieurs, selon la rigueur des contrôles et de nos comportements.
 
Considérant que 1) le coronavirus responsable de la Covid-19 circule encore parmi nous (comme en témoignent les foyers d’infection ou « clusters »), 2) une vaste majorité de Français n’ont pas développé une immunité contre ce virus, il existe encore à la fois le feu (le virus) et le carburant (les personnes sans immunité) pour qu’une deuxième vague apparaisse.

Pourtant, il est peu probable qu’une véritable « vague » apparaisse avant l’hiver prochain parce que l’été est propice à la vie à l’extérieur et on sait que le coronavirus se transmet peu dans ces conditions. Par exemple, les coronavirus habituels (responsables de certains rhumes) sévissent surtout de décembre à avril dans notre pays. On pourrait aussi évoquer les gestes barrières pour freiner une éventuelle deuxième vague, mais les Français semblent les avoir oubliés…
Néanmoins, il existe des moyens d’éviter que cette deuxième vague devienne un phénomène national de la même ampleur qu’au printemps. En particulier, il est essentiel que les autorités de santé fassent la chasse aux situations et aux lieux favorables à la contamination simultanée de nombreuses personnes : rassemblements dans des lieux clos, abattoirs, fêtes familiales ou religieuses, croisières, établissements d’hébergement surpeuplés, etc. Par « faire la chasse », il s’agit de restreindre ces situations et de tester régulièrement les personnes qui vivent ou travaillent dans ces lieux de risque.

Pour résumer en une métaphore le mode de diffusion de la Covid-19, la plupart des contaminations sont comme des escarbilles émises par un feu de camp (un cluster) et emportées par le vent. Le plus fréquemment, elles retombent sans allumer d’incendie, parce qu’elles sont trop petites ou qu’elles tombent au mauvais endroit. Parfois, une escarbille, peut-être un peu plus vive que les autres, retombe dans un endroit particulièrement inflammable et déclenche un incendie important.
Lorsqu’on envisage la pandémie de Covid-19 selon cette métaphore, il vient immédiatement à l’esprit que, pour éviter l’incendie, mieux vaut connaître et surveiller les lieux et les situations les plus inflammables.

Autre mesure pour prévenir une éventuelle deuxième vague, le port systématique d’un masque dans les lieux publics clos. Aujourd’hui, il est de plus en plus clair que cette mesure simple prévient l’apparition de foyers épidémiques impossibles à contrôler.
En conclusion, on ne sait pas si nous aurons une deuxième vague aussi puissante que la première, mais il est très probable, à défaut de contrôle strict, que nous ayons une ou des deuxièmes vagues moins puissantes, peut-être plus localisées (avec des confinements localisés comme récemment en Allemagne), et ce tout au long de l’hiver prochain. À moins bien sûr qu’un traitement ou un vaccin vienne changer la donne…
 
Sources
Une synthèse des données scientifiques qui suggèrent des moyens de prévenir une deuxième vague, VIDAL News, 4 juin 2020.
Le 22/06/2020
L’eau salée est-elle efficace pour neutraliser les virus ?
Non, pas toujours.
 
La réponse à votre question varie selon la quantité de sel présente dans l’eau salée. Notre sérum contient une quantité de sel non négligeable (9 grammes par litre) et cela n’empêche nullement la survie et la multiplication des virus. Dans des eaux plus salées, certains virus sont capables de survivre, par exemple certains virus responsables des grippes aviaires qui supportent la salinité d’eaux saumâtres.
Les choses sont moins claires pour des solutions très salées, avoisinant la saturation de l’eau. Ces eaux très salées sont incompatibles avec la plupart des cellules que les virus infectent, empêchant donc leur multiplication. Mais des virus (au repos) ont été trouvés dans des eaux très salées, par exemple celles du Grand Lac Salé en Utah (Etats-Unis).

Si votre question concernait la survie du coronavirus responsable de la Covid-19 en mer (35 grammes de sel par litre en moyenne), l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) a recherché la présence de coronavirus dans l’eau de mer (en regard des zones de rejet des eaux usées traitées) et les mollusques (huîtres, moules). Cet institut n’a retrouvé aucune trace du virus dans les échantillons d’eau de mer analysés (prélevés sur 3 façades maritimes différentes), alors que des traces de virus sont régulièrement détectées dans les eaux usées.
Cette analyse n’élimine pas la possibilité que le coronavirus puisse survivre quelques temps dans l’eau de mer, mais montre que l’effet de dilution rend la contamination très improbable lors d’une baignade en mer.
 
Sources
Une étude sur la survie des virus des grippes aviaires dans les eaux saumâtres, 2012
L’analyse de l’Ifremer sur des échantillons d’eau de mer, 20 mai 2020