Je consulte
les questions et les décodages

Rechercher
Il y a 35 jours
Faut-il éviter le jus de pamplemousse quand on prend des médicaments ?
Oui, pour une vingtaine de substances médicamenteuses.
Le pamplemousse, en fruit ou en jus, contient des substances, les furanocoumarines, qui inhibent une enzyme de notre système de détoxification, appelée CYP3A4 (une forme d’une enzyme nommée cytochrome P450). La conséquence de cette inhibition par le pamplemousse est que notre organisme a plus de mal à éliminer certains médicaments. Prise après prise, ceux-ci s’accumulent dans le corps et le risque d’effets indésirables, parfois graves, augmente.
Plus rarement, le jus de pamplemousse peut diminuer l’efficacité d’un médicament.
Voir la réponse complète
Il y a 37 jours
Le protocole ReCODE (contre la maladie d’Alzheimer) est-il efficace ?
Il est trop tôt pour le dire (seulement 10 cas ont été décrits).
Malgré plus de 30 ans de recherche active, il n’y a toujours aucun traitement pour inverser les effets négatifs de la maladie d’Alzheimer, au point que certains neurologues français se posent la question de sa nature même en tant que maladie (peut-être est-ce en fait le vieillissement « normal » du cerveau).
En Californie, un neurologue, le Dr Dale Bredesen, défend une approche multifactorielle des causes, et donc du traitement, de la maladie d’Alzheimer. Pour lui, elle n’est pas due à une cause unique mais à un ensemble de causes. En conséquence, son traitement devrait prendre en compte chacune de ces causes.
Voir la réponse complète
Il y a 41 jours
Est-il mauvais de toujours marcher dans des chaussures plates ?
Probablement pas si elles offrent un soutien à la voûte plantaire.
 
Par chaussures plates, on entend des chaussures sans talons ni soutien de la voûte plantaire : sandales, tongs, ballerines, par exemple. Les chaussures de sport, sans talons, ont en général un soutien de la voûte plantaire et ne font pas vraiment partie de cette famille de chaussures.

Les podologues et les spécialistes du dos mettent en garde contre le port permanent de ce type de chaussures, en particulier chez les personnes dont la voûte plantaire est peu marquée (« pieds plats »), parce qu’elles augmenteraient le risque de certains problèmes de santé, au niveau du dos (lombalgies, mal de cou) et des pieds. Par exemple, elles augmenteraient le risque de souffrir de valgus arrière, une déformation de la cheville où les pieds sont « en dedans », avec appui sur le bord extérieur des talons.

Un port excessif de chaussures plates pourrait également favoriser l’apparition de déformations des orteils (orteils en marteau, cors, hallux valgus – une déformation de la base du gros orteil). Elles sont également parfois accusées de favoriser les tendinites du tendon d’Achille.
Pour toutes ces raisons, les podologues et les orthopédistes ont tendance à recommander le port de chaussures avec un soutien de la voûte plantaire et des talons de 2 ou 3 cm.

Ce sont là les conseils généralement donnés. Pourtant, lorsqu’on cherche dans les articles scientifiques, on ne trouve guère d’études prouvant le rôle des chaussures sans talons dans ces problèmes de santé. Par exemple, dans un article médical suisse de 2017 qui fait le point sur le valgus arrière, les chaussures sans talons ne sont pas listées dans les causes possibles de cette déformation de la cheville. Mais, toujours selon cet article, un manque de soutien de la voûte plantaire semble pouvoir favoriser ce valgus chez les personnes qui ont « les pieds plats ».

En l’absence de preuves scientifiques avérées, il semble raisonnable de penser qu’il n’est pas recommandé de ne porter que des chaussures plates (de la même manière qu’il n’est pas recommandé de ne porter que des chaussures à talons de plus de 3 cm), en particulier chez les personnes dont la voûte plantaire est peu marquée. Varier les types de chaussures semble une bonne idée. De plus, ce n’est pas tant le manque de talon qui semble poser problème que l’absence de soutien de la voûte. Ainsi, des chaussures de sport avec soutien de la voûte (mais sans talons) semblent tout à fait adaptées à un usage quotidien.
 
Sources
Un article sur chaussures et mal de dos (lombalgie), 2019
L’article médical suisse qui fait la synthèse des connaissances sur le valgus arrière, 2017
Il y a 41 jours
Est-il vrai que le chewing-gum a pour vertu d’améliorer la concentration ?
Absolument, mais on ne sait pas pourquoi.
 
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe de nombreuses études qui portent sur l’effet de la mastication d’un chewing-gum sur la concentration psychique et la performance (scolaire ou au travail).
Dans une synthèse des données scientifiques publiée en 2015, deux chercheurs japonais ont identifié 22 études sérieuses sur le sujet. Parmi ces études, 64 % indiquaient un effet positif sur la concentration, 23 % des effets positifs et négatifs, 5 % des effets négatifs et 9 % aucun effet sur la concentration.

Cet effet favorisant la concentration a été retrouvé chez des adultes, mais aussi chez des enfants chez qui la mastication de chewing-gum pendant au moins 16 minutes a provoqué une meilleure concentration et de meilleures performances en mathématiques. Mais mâcher du chewing-gum ne semble pas avoir d’effet positif chez les enfants qui souffrent de trouble du déficit de l’attention et d’hyperactivité (TDAH).

Chez les adultes, cet effet est particulièrement visible chez les conducteurs de véhicules ou d’engins, mais aussi chez des personnes qui travaillent dans des bureaux. Toutes ces études ont fait appel à des groupes témoins (essais randomisés avec groupe contrôle).
L’existence, parfois, d’effets positifs et négatifs semble s’expliquer par le fait que les premières minutes de mastication ont tendance à réduire la concentration. Puis, après 5 à 10 minutes, les effets positifs sur la concentration sont observés.
Il n’existe pas d’explication claire sur les mécanismes de cet effet de la mastication de chewing-gum. On sait qu’il est dû à l’activité des muscles des mâchoires (aucun effet de l’arôme ou de la présence ou non de sucre), mais on ignore les relais entre cette activité et la concentration psychique.

Ces études suggèrent également que mâcher du chewing-gum permet de réguler le niveau de stress (qui est un facteur perturbant la concentration).
 
Sources
La synthèse des connaissances par deux chercheurs japonais, 2015
Une autre synthèse des connaissances par deux chercheurs américains, 2015
L’étude qui montre une absence d’effet chez les enfants souffrant de TDAH, 2010
Il y a 42 jours
Est-il vrai que manger des fruits pendant le repas ou en dessert ballonne ?
Aucune donnée validée n’existe sur le sujet.
 
Dans les bases de référence sur les études scientifiques et les recommandations médicales, il n’existe aucune étude, ni aucune recommandation validée sur le sujet. Les documents conseillant de consommer les fruits à distance des repas (parce que, ainsi, ils sont plus rapidement digérés) ne reposent sur aucune étude clinique fiable.

Dans le doute, la meilleure attitude à adopter est de tester soi-même. Il est très probable que l’effet des fruits varie selon :
  • le type de fruits : certains, comme les cerises, les poires voire les pommes, sont réputés favoriser les ballonnements ;
  • la taille et la nature du repas pendant lequel on les consomme ;
  • la sensibilité de la flore intestinale de chacun aux « oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles par la flore intestinale » (FODMAP), comme le sucre des fruits (fructose), ainsi que les fructanes et les polyols (qui se trouvent en particulier dans les nectarines, les pêches blanches, les abricots frais ou séchés, les figues fraîches ou séchées, les dattes, les pruneaux, etc.) ;
  • la sensibilité de l’intestin de chacun aux fibres de cellulose non fermentescibles contenus dans les fruits.
Les nutritionnistes s’accordent à dire que les fruits cuits (pochés ou en compote) sont plus digestes que les fruits crus.
 
Sources
Un document de la Société canadienne de recherche intestinale sur les FODMAP, 2012