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les questions et les décodages

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Le 18/10/2018
La mélatonine favorise-t-elle vraiment le sommeil?
Oui, mais attention.
La mélatonine est une hormone fabriquée par une région du cerveau (épiphyse ou glande pinéale) pendant la nuit. Sa sécrétion régule les rythmes quotidiens en fonction de la luminosité et informe l’organisme sur la saison selon les variations de la durée du jour.
Depuis quelques années, la mélatonine connaît un certain succès populaire pour soulager les troubles du sommeil et prévenir les effets du décalage horaire. Vrai ou faux ?


 
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Le 17/10/2018
Prendre un complément alimentaire de glycine permet-il vraiment de ralentir le vieillissement ?
Non. Sauf si vous êtes un fibroblaste muté japonais.
Certains sites internet (qui se proposent de vous en vendre) vantent les vertus de la glycine (l’une des briques de nos protéines) pour ralentir les effets du vieillissement. Cette allégation trouve entre autres sa source dans les travaux d’une équipe japonaise, et en particulier un article paru en 2015 dans la revue Nature. Dans cet article, des fibroblastes (les cellules qui produisent, entre autres, le collagène qui soutient nos tissus) ont été privés de certains gènes nécessaires au bon fonctionnement de leurs mitochondries, les organes qui permettent aux cellules de respirer. Cette modification génétique produit des effets proches de ceux du vieillissement sur ces organes respiratoires. Chez ces fibroblastes mutés, un apport de glycine rétablissait les fonctions des mitochondries. Une autre source d’inspiration pour cette allégation est une étude de 2011 qui montrait, chez des rats, qu’une supplémentation en glycine augmentait la durée de vie. Cette étude, présentée à une conférence, n’a jamais été publiée sous forme d’article, ni reproduite par d’autres équipes et les mérites supposés de la glycine reposent essentiellement sur des extrapolations à partir d’autres études portant sur les effets de la restriction calorique ou en protéines. Ainsi, malheureusement, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour pouvoir dire qu’une supplémentation en glycine ralentit les effets du vieillissement.
 
Le 17/10/2018
La restriction calorique est-elle bénéfique à la longévité ? 
Oui, chez les souris de laboratoire, les moucherons et les vers. Non, chez le singe (et probablement l’homme).
La restriction calorique, c’est-à-dire le fait de manger nettement moins qu’on ne le ferait spontanément, a longtemps été le Graal des personnes qui souhaitaient vivre plus longtemps. En effet, chez les souris et quelques autres animaux de laboratoire, réduire de 30 % la consommation de calories tout au long de l’âge adulte prolonge significativement la vie. Étude après étude sur ces animaux, on a pu montrer que c’était plutôt la restriction en protéines qui exerçait cet effet sur la longévité, voire la restriction en certains acides aminés.
Malheureusement, les résultats d’une étude de restriction calorique menées chez les macaques rhésus par le National Institute of Aging (Etats-Unis) ont été décevants. Après jusqu’à 25 ans de restriction calorique (les singes vivent longtemps), aucun effet n’a été observé sur leur longévité. Mais ceux qui avaient une alimentation réduite ont néanmoins présenté moins de maladies cardiovasculaires et de cancers (dont le surpoids est un facteur de risque).
Finalement, ces études montrent une chose désormais bien connue : que l’équilibre alimentaire et la lutte contre le surpoids réduisent le risque de maladies potentiellement mortelles. Et donc augmentent notre longévité plus sûrement que les régimes ou les compléments alimentaires.
 
Sources
L’étude sur la restriction calorique chez les macaques rhésus
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3832985/
 
 
Le 09/10/2018
L'aloé vera est elle bonne à manger ?
Uniquement le gel au centre de la feuille.
Depuis quelques temps, on trouve des feuilles d’aloe vera fraîches au rayon légumes des supermarchés. Ces feuilles sont essentiellement destinées à fabriquer ses propres cosmétiques, mais certaines personnes choisissent de les consommer et des recettes circulent sur internet.
En août 2018, la Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont saisi l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) pour qu’elle évalue les risques associés à la consommation de feuilles d’aloe vera.
En effet, la partie externe (verte) de ces feuilles sécrète un lait jaune (latex) qui contient des substances fortement laxatives (les dérivés hydroxyanthracéniques) qui peuvent irriter l’intestin et entraîner des effets indésirables graves. Ces substances sont également suspectées d’être cancérigènes.
Dans l’attente des résultats de l’expertise de l’ANSES, la DGCCRF et la DGS recommandent d’éliminer la partie externe verte et toute présence de latex des feuilles d’aloe vera. Par précaution, la DGCCRF et la DGS recommandent également d’éviter la consommation de feuilles fraiches d’aloe vera, y compris du gel, par les enfants, les femmes enceintes et allaitantes et les personnes fragiles.
Attention, les modes de préparation conseillés sur les emballages ou sur internet oublient le plus souvent de rappeler les risques liés à la consommation du latex et n’expliquent pas comment s’en débarrasser.
 
Sources
 
Le communiqué de la DGS et de la DGCCRF, août 2018
https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/risques-lies-a-la-consommation-de-feuilles-fraiches-d-aloe-vera
Le 03/09/2018
Existe-t-il vraiment des super-aliments ? 
Non, non et non. Vous les avez vus partout : magazines, rayons des supermarchés, sites internet, mails publicitaires… les super-aliments sont omniprésents ! Et chaque liste des 10, 20 ou 100 super-aliments qu’il faut absolument consommer en contient de nouveaux, dont certains ne sont pas vraiment présents dans nos habitudes alimentaires. Sauf que… si aucun d’entre eux n’est inintéressant, aucun n’est si exceptionnel qu’il mérite d’être « super ».