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Le 03/11/2020
Le diabétique de type 2 est-il vraiment un sujet à risque face à la COVID-19 ?
Seulement en cas de diabète non équilibré ou avec des complications.
 
Certaines conditions médicales augmentent le risque de développer une forme sévère de COVID-19. C’est le cas des diabètes (type 1 et type 2) mais seulement s’ils ne sont pas équilibrés par un traitement, ou si le patient présente d’autres facteurs de vulnérabilité, par exemple l’obésité dite « morbide » (index de masse corporelle – IMC - supérieur à 40 kg/m2).
Dans l’étude Open SAFELY, une étude britannique sur les facteurs de risque qui reste la référence, le diabète non contrôlé par les traitements multiplie le risque de forme sévère de COVID-19 par un facteur moyen de 2,35. L'obésité modérée (IMC de  30-34,9 kg/m2) multiplie le risque par 1,27 et l'obésité morbide (IMC supérieur à 40 kg/m2) par 2,27. Ces personnes doivent donc scrupuleusement respecter les mesures barrières (masque, gel hydro-alccolique, distanciation physique, aération des locaux), en particulier si elles sont âgées de plus de 65 ans.
Chez les diabétiques dont le traitement est équilibré, le risque de forme sévère de COVID-19 est le même que celui de personnes du même âge et présentant le même état de santé général (hors diabète).
Attention, la COVID-19, comme toute infection, présente le risque de déstabiliser un diabète jusque-là sous contrôle. C’est pourquoi la Haute autorité de santé (HAS) rappelle, dans un document sur le sujet, les signes les plus fréquents d’aggravation du diabète : augmentation des urines, soif, perte de poids. De plus, la HAS incite les personnes diabétiques à appeler leur médecin (ou le SAMU) face à certains symptômes : fièvre, toux, fatigue, perte de goût et d’odorat, diarrhée, douleurs thoraciques, etc.
Aux patients diabétiques dont la glycémie est équilibrée et ne présentant pas de complications, la HAS rappelle également qu’il est primordial de poursuivre leur traitement et leur implication dans leur propre prise en charge, afin que leur diabète continue à être équilibré.
 
Sources
 
L’étude OpenSAFELY, 2020
« Diabète et épidémie de COVID-19 : poursuivre son traitement et rester vigilant », 2020
« Coronavirus et diabète : ce qu’il faut savoir », Fédération française des diabétiques, 2020
Le 12/12/2019
Le miel est-il comparable au sucre pour un diabétique type 2 ?
Oui.
 
Du point de vue de l’organisme, il n’y a pas de différence fondamentale entre le miel et les autres aliments sucrés. Le miel est riche en fructose comme les fruits et une cuillerée à café de miel en apporte autant qu’une pomme.
Votre question nous oblige à rappeler que, si les personnes diabétiques doivent modérer leur consommation d’aliments sucrés, il n’est pas nécessaire qu’elles les suppriment complètement. La clé de la prise en charge du diabète de type 2 réside dans une alimentation équilibrée et diversifiée, ainsi que dans une activité physique régulière (et l’arrêt du tabac le cas échéant).
Donc, miel, sucre, biscuits, pâtisseries, confiseries… l’important est de modérer sa consommation et d’avoir par ailleurs une alimentation équilibrée (moins de gras, moins de viandes rouges, plus de fruits, de légumes, de céréales complètes et de légumes secs).
 
Sources
« L’alimentation en cas de diabète », Fédération française des diabétiques.
« L’équilibre alimentaire », Fédération française des diabétiques.
Le 10/12/2019
Quelle est la différence entre diabète de type 1 et diabète de type 2 ?
Le diabète de type 1 se déclenche plutôt chez les enfants et les jeunes adultes.
 
Le diabète de type 1 se déclenche le plus souvent pendant l'enfance, ou au début de l'âge adulte. Il représente 10 % des cas de diabète. Les personnes atteintes de diabète de type 1 sécrètent peu ou pas d’insuline. En l’absence de traitement, la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang, est constamment trop élevée.
À long terme, cette élévation permanente provoque des dégâts, notamment sur les petits vaisseaux sanguins de la peau, des yeux, des reins, etc. Le traitement du diabète de type 1 repose sur l’injection d’insuline, une alimentation équilibrée, et la pratique d'une activité physique régulière.
Également appelé diabète gras, ou diabète non insulinodépendant, le diabète de type 2 touche surtout les personnes en surpoids ou obèses, sédentaires, le plus souvent après 45 ans. Il représente 90 % des cas de diabète après 60 ans. Les personnes atteintes de diabète de type 2 sécrètent de l’insuline, mais cette hormone régule avec moins d’efficacité le taux de sucre dans leur sang. Petit à petit, le pancréas s’épuise à sécréter des quantités croissantes d’insuline.
Les symptômes du diabète de type 2 sont discrets et il est le plus souvent diagnostiqué à l’occasion d’une prise de sang. Les symptômes des complications du diabète de type 2 sont une difficulté à cicatriser, une perte de sensibilité au niveau des pieds, des troubles de la vision, une insuffisance rénale, un infarctus ou un AVC.
Le traitement du diabète de type 2 repose sur la diminution et le contrôle du poids par une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et, le cas échéant, l’arrêt du tabac.
Si ces mesures ne se sont pas suffisantes, des médicaments antidiabétiques peuvent être prescrits, d’abord sous forme de comprimés puis, si nécessaire, en injections (insuline).
 
Sources
« Qu’est-ce que le diabète ? », Assurance maladie, 2019
Le 05/12/2019
Quel est le meilleur aliment pour faire baisser le diabète ?
Aucun aliment miracle ne peut contrôler le diabète.
 
Face à une personne diabétique, nous avons tous le réflexe de penser qu’elle ne peut pas manger de glucides (pâtes, riz, pommes de terre, céréales, gâteaux, etc.). En fait, il n’en est rien : les règles principales de l’alimentation des patients souffrant de diabète ne sont pas fondamentalement différentes de celles que chacun d’entre nous devrait suivre. Ces règles visent à assurer une alimentation équilibrée, diversifiée et adaptée à l’activité physique du patient, à contribuer au contrôle de la glycémie, à éviter une prise de poids excessive et à prévenir les complications cardiovasculaires.
Certes, les personnes diabétiques doivent être attentives à leur apport en glucides pour éviter de trop grandes fluctuations de la glycémie, que ce soit du fait d’une consommation d’aliments trop riches en sucres ou d’un apport insuffisant de glucides aux repas ou lors des efforts physiques (exposant au risque d’hypoglycémie). Pour cette raison, la consommation de glucides doit être répartie en trois repas, sans grignotage entre les repas et sans sauter un repas.
Pour les personnes diabétiques, mieux vaut préférer les glucides naturellement contenus dans les céréales complètes et les légumes secs, plutôt ceux qui se trouvent dans les gâteaux, les sucreries, les confitures, les céréales de petit déjeuner, etc. Pour les personnes diabétiques, consommer des aliments riches en fibres (fruits et légumes, compotes sans sucre ajouté, par exemple) à chaque repas permet de ralentir l'absorption des sucres par le système digestif et facilite le contrôle du taux de sucre dans le sang. La teneur de l'alimentation en fibres peut également être augmentée par la consommation de son d'avoine, de graines de lin, de psyllium, de sarrasin, etc.
Pour contribuer à prévenir le surpoids et les complications cardiovasculaires du diabète, il est préférable de réduire sa consommation d’aliments gras (en particulier, ceux contenant des graisses d’origine animale comme le beurre, les fromages, les viandes rouges, etc.) et de consommer du poisson au moins deux fois par semaine. L’usage d’huiles végétales (olive, noix, tournesol, colza, par exemple) ou de margarines molles au tournesol est préférable à celui du beurre ou du saindoux.
En conclusion, pour contrôler un diabète, mieux vaut enrichir son alimentation en fibres, en produits céréaliers complets (pâtes, riz, pain, etc.) et en légumes secs. Et modérer sa consommation de matières grasses (et d’alcool !).
 
Sources
« L’alimentation en cas de diabète », Fédération française des diabétiques.
« L’équilibre alimentaire », Fédération française des diabétiques.
Le 05/12/2019
Le sirop d’agave est-il bon dans le cas de diabète ?
Non, il pourrait favoriser l’obésité et les complications cardiovasculaires.
 
Le sirop d’agave est riche en inuline, une substance qui est transformée en fructose et en glucose par un procédé chimique ou par fermentation. Selon sa provenance et la manière dont le jus est traité, le sirop d’agave contient des proportions variables de glucose et de fructose, le sucre des fruits. En règle générale, il est considérablement plus riche en fructose qu’en glucose (avec 50 à 90 % de fructose, il est à peu près aussi riche en fructose que le miel).
Dans sa composition, le sirop d’agave est similaire aux sirops de maïs ou de glucose-fructose qui sont devenus extrêmement fréquents dans les aliments industriels, pour leur pouvoir sucrant, mais également pour leur aptitude à éviter le dessèchement des aliments.
Il y a quelques années, le fructose a fait l’objet d’un engouement dans le monde de la nutrition, en particulier chez les sportifs. En effet, l’ingestion de fructose augmente moins brutalement la glycémie (le taux de sucre dans le sang) que le sucre blanc. Du coup, il semblait un bon candidat pour une source d’énergie plus durable pour l’effort physique.
Malheureusement, des études épidémiologiques ont clairement montré un lien entre la consommation de boissons riches en fructose et la prévalence de l’obésité. De plus, le fructose semble diminuer la sensation de satiété (ne plus avoir faim), ce qui aggraverait son effet négatif sur la prise de poids.
Pour aggraver son cas, des études chez les rongeurs et les singes ont montré qu’une alimentation riche en fructose entraîne une prise de poids, du diabète, un excès de cholestérol et de triglycérides dans le sang et l’apparition d‘un syndrome de type foie gras. Ainsi, l’excès de fructose dans l’alimentation pourrait augmenter le risque d’accidents cardiovasculaires.
Selon l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), les effets délétères du fructose commencent à se manifester à partir de 50 g par jour (soit 5 cuillerées à soupe de sirop d’agave).
Il est donc préférable pour les personnes diabétiques de s’abstenir de consommer du sirop d’agave.
 
Sources
Le fructose. Etat des lieux du Fonds français pour l’alimentation et la santé, juin 2014
Le fructose, un additif problématique. Un article du CNRS, novembre 2015
Les recommandations de l’ANSES sur les apports journaliers en sucres, décembre 2016