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Il y a 10 jours
Peut-on souffrir de deux virus en même temps ?
Absolument, et au-delà.
 
Être infecté par un virus n’empêche pas d’être également infecté par un autre virus. Il est par exemple possible d’être atteint de VIH/sida, d’hépatite C, d’herpès et de rhume en même temps, quatre infections dues à des virus. Ou d’avoir la grippe et une gastro-entérite en même temps.
Le 27/11/2019
Le Sida a-t-il un remède ?
Presque. Des traitements efficaces l’ont transformé en maladie chronique.
 
S’il n’est toujours pas possible de guérir définitivement une personne infectée par le VIH, il existe depuis une vingtaine d’années des traitements, dits antirétroviraux, qui permettent aux personnes séropositives de bénéficier d’une espérance de vie dans les valeurs normales.
Le traitement contre l'infection par le VIH/sida repose sur la prescription d'associations de plusieurs médicaments antirétroviraux pris simultanément. Ce traitement doit être poursuivi toute la vie. Chez les personnes dont l'immunité est affaiblie (par exemple parce qu’elles ont découvert tardivement leur séropositivité), des traitements destinés à prévenir les maladies opportunistes qui caractérisent le sida sont parfois indispensables en plus des traitements contre le VIH.
L’objectif premier des traitements de l’infection par le VIH/sida est de réduire le plus possible la quantité de VIH présente dans le sang (la « charge virale », qui doit devenir « indétectable »). On sait en effet que plus la charge virale est faible, meilleur est le pronostic de la maladie. Aujourd'hui, toutes les personnes séropositives se voient prescrire un traitement contre le VIH pour maintenir leur charge virale au dessous du seuil de détection.
Ce traitement systématique, lorsqu'il parvient à son objectif en terme de charge virale, permet à la personne séropositive de ne pas être contaminante et, donc, contribue à la prévention de cette maladie chez les personnes séronégatives.
Le deuxième objectif des traitements contre le VIH/sida est de maintenir le taux de lymphocytes CD4 (les cellules immunitaires détruites par le VIH) au-dessus de 500/mm3 de sang, taux nécessaire pour une immunité optimale. Cet objectif est généralement possible lorsque l’infection par le VIH a été diagnostiquée relativement tôt et lorsque le traitement antirétroviral parvient à maintenir la charge virale à une valeur indétectable.
Malgré ces traitements, le nombre de personne qui meurent chaque année du sida en France est d’environ 500. Ce sont souvent des personnes qui ont découvert leur maladie à un stade trop avancé pour que les traitements puissent les aider.
 
Sources
« Le traitement du VIH », Assurance maladie, 2019
Le 26/04/2019
Quel risque de transmission du VIH (virus du sida) pour la fellation ?
Très faible, mais pas nul.
Le risque de transmission du VIH lors d’une fellation n’existe que pour la personne qui fait la fellation (dans l’autre sens, la salive n’est pas un fluide contaminant, il faudrait qu’il y ait du sang dans la bouche de la personne pratiquant la fellation).
Ce risque est faible mais pas nul. Le mesurer est difficile car il est plutôt rare que le rapport sexuel se limite à la fellation. Néanmoins, des études ont été menées : par exemple, le suivi, pendant 10 ans, de 263 couples hétérosexuels, sérodiscordants et stables qui pratiquaient des rapports protégés à l’exception des rapports génito-oraux (fellation), n’a pas permis de mettre en évidence d’infection par le VIH malgré 10 295 contacts actifs et 10 658 rapports passifs. D’autres nombreuses études confirment que la transmission du VIH par la fellation semble très rare.
Mais on connaît des facteurs de risque qui augmentent le risque de transmission du VIH lors d’une fellation :
  • des problèmes de bouche chez la personne qui pratique la fellation (gingivite, angine, candidose, aphtes, plaie ouverte et récente comme des soins dentaires, etc.) ;
  • des lésions dans la bouche ou la gorge de la personne qui pratique la fellation provoquées par d’autres infections sexuellement transmissibles (par exemple la syphilis ou la blennorragie) ;
  • le fait que la personne qui reçoit la fellation ait récemment été contaminée par le VIH (son liquide pré-séminal et son sperme contiennent alors de grandes quantités de virus).
Pour ces raisons, il est recommandé d’utiliser un préservatif pour la fellation lorsqu’il existe des lésions de la bouche ou si le partenaire sexuel a récemment eu des relations non protégées. Rappelons que les personnes séropositives traitées dont la charge virale est négative (pas de VIH détectable dans le sang) ne transmettent pas le VIH, et qu’il est désormais possible de bénéficier d’un traitement protecteur contre le VIH (PrEP) lorsqu’on est séronégatif.
La fellation peut également transmettre d’autres infections sexuellement transmissibles : herpès, papillomavirus (HPV), hépatite B, syphilis, blennorragie, chlamydiose. Raison de plus d’utiliser un préservatif lors de rapports avec un partenaire occasionnel.
 
Sources
L’étude sur les couples sérodiscordants hétérosexuels
Les conseils de Sida Info Service
Un article médical sur l’ensemble des risques liés à la fellation