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Le 25/11/2020
Un patient atteint du VIH peut-il espérer guérir de cette maladie ?
Guérir, non, mais vivre une vie pleine malgré le virus, oui !
 
Peut-on guérir de l’infection par le VIH ? Si par guérir on entend se débarrasser du virus et ne plus avoir à prendre de traitement, la réponse est actuellement « non ». Mais si par guérir on entend mener une vie normale, sans problème de santé majeur lié à l’infection, avec une espérance de vie normale, la réponse est d’ores et déjà « oui » !
En termes de guérison totale, sans trace du VIH, il n’existe que deux cas documentés, chez des personnes dont il a fallu détruire tous les globules blancs à cause d’un cancer du sang. Ces personnes ont ensuite reçu une greffe de moelle osseuse pour reconstituer leur immunité et les médecins ont constaté que le VIH avait disparu. On a pu donc parler de guérison « vraie », même si l’une de ces personnes est depuis décédée d’une récidive de son cancer. Mais il n’est pas envisageable de faire subir à toutes les personnes séropositives pour le VIH un traitement aussi lourd, dangereux et… coûteux.
En attendant que les chercheurs identifient un traitement radical qui supprimerait définitivement le VIH (comme cela se fait depuis quelques années pour celui de l’hépatite C), les traitements empêchant la progression de la maladie deviennent chaque jour plus efficaces, mieux tolérés et moins contraignants. Par exemple, des formes injectables retard (à faire une fois par mois, voire moins fréquemment) sont à l’étude.
Les personnes qui, grâce aux traitements actuels, n’ont pas de traces détectables du VIH dans leur sang bénéficient d’une santé similaire à celle des personnes séronégatives, y compris en termes d’espérance de vie. De plus, l’indétectabilité du VIH dans le sang supprime la possibilité qu’une personne séropositive infecte une personne séronégative. Pas de VIH détectable, pas de transmission du virus.
Grâce à ces avancées médicales, les personnes séropositives pour le VIH jouissent désormais d’une vie « normale », à la condition de prendre leur traitement comme indiqué, sans oublier de prises, et de se faire suivre régulièrement par un spécialiste de cette infection.
 
Sources
« L’éternelle quête de la guérison », AIDES
Le 25/05/2020
Peut-on souffrir de deux virus en même temps ?
Absolument, et au-delà.
 
Être infecté par un virus n’empêche pas d’être également infecté par un autre virus. Il est par exemple possible d’être atteint de VIH/sida, d’hépatite C, d’herpès et de rhume en même temps, quatre infections dues à des virus. Ou d’avoir la grippe et une gastro-entérite en même temps.
Le 27/11/2019
Le Sida a-t-il un remède ?
Presque. Des traitements efficaces l’ont transformé en maladie chronique.
 
S’il n’est toujours pas possible de guérir définitivement une personne infectée par le VIH, il existe depuis une vingtaine d’années des traitements, dits antirétroviraux, qui permettent aux personnes séropositives de bénéficier d’une espérance de vie dans les valeurs normales.
Le traitement contre l'infection par le VIH/sida repose sur la prescription d'associations de plusieurs médicaments antirétroviraux pris simultanément. Ce traitement doit être poursuivi toute la vie. Chez les personnes dont l'immunité est affaiblie (par exemple parce qu’elles ont découvert tardivement leur séropositivité), des traitements destinés à prévenir les maladies opportunistes qui caractérisent le sida sont parfois indispensables en plus des traitements contre le VIH.
L’objectif premier des traitements de l’infection par le VIH/sida est de réduire le plus possible la quantité de VIH présente dans le sang (la « charge virale », qui doit devenir « indétectable »). On sait en effet que plus la charge virale est faible, meilleur est le pronostic de la maladie. Aujourd'hui, toutes les personnes séropositives se voient prescrire un traitement contre le VIH pour maintenir leur charge virale au dessous du seuil de détection.
Ce traitement systématique, lorsqu'il parvient à son objectif en terme de charge virale, permet à la personne séropositive de ne pas être contaminante et, donc, contribue à la prévention de cette maladie chez les personnes séronégatives.
Le deuxième objectif des traitements contre le VIH/sida est de maintenir le taux de lymphocytes CD4 (les cellules immunitaires détruites par le VIH) au-dessus de 500/mm3 de sang, taux nécessaire pour une immunité optimale. Cet objectif est généralement possible lorsque l’infection par le VIH a été diagnostiquée relativement tôt et lorsque le traitement antirétroviral parvient à maintenir la charge virale à une valeur indétectable.
Malgré ces traitements, le nombre de personne qui meurent chaque année du sida en France est d’environ 500. Ce sont souvent des personnes qui ont découvert leur maladie à un stade trop avancé pour que les traitements puissent les aider.
 
Sources
« Le traitement du VIH », Assurance maladie, 2019
Le 26/04/2019
Quel risque de transmission du VIH (virus du sida) pour la fellation ?
Très faible, mais pas nul.
Le risque de transmission du VIH lors d’une fellation n’existe que pour la personne qui fait la fellation (dans l’autre sens, la salive n’est pas un fluide contaminant, il faudrait qu’il y ait du sang dans la bouche de la personne pratiquant la fellation).
Ce risque est faible mais pas nul. Le mesurer est difficile car il est plutôt rare que le rapport sexuel se limite à la fellation. Néanmoins, des études ont été menées : par exemple, le suivi, pendant 10 ans, de 263 couples hétérosexuels, sérodiscordants et stables qui pratiquaient des rapports protégés à l’exception des rapports génito-oraux (fellation), n’a pas permis de mettre en évidence d’infection par le VIH malgré 10 295 contacts actifs et 10 658 rapports passifs. D’autres nombreuses études confirment que la transmission du VIH par la fellation semble très rare.
Mais on connaît des facteurs de risque qui augmentent le risque de transmission du VIH lors d’une fellation :
  • des problèmes de bouche chez la personne qui pratique la fellation (gingivite, angine, candidose, aphtes, plaie ouverte et récente comme des soins dentaires, etc.) ;
  • des lésions dans la bouche ou la gorge de la personne qui pratique la fellation provoquées par d’autres infections sexuellement transmissibles (par exemple la syphilis ou la blennorragie) ;
  • le fait que la personne qui reçoit la fellation ait récemment été contaminée par le VIH (son liquide pré-séminal et son sperme contiennent alors de grandes quantités de virus).
Pour ces raisons, il est recommandé d’utiliser un préservatif pour la fellation lorsqu’il existe des lésions de la bouche ou si le partenaire sexuel a récemment eu des relations non protégées. Rappelons que les personnes séropositives traitées dont la charge virale est négative (pas de VIH détectable dans le sang) ne transmettent pas le VIH, et qu’il est désormais possible de bénéficier d’un traitement protecteur contre le VIH (PrEP) lorsqu’on est séronégatif.
La fellation peut également transmettre d’autres infections sexuellement transmissibles : herpès, papillomavirus (HPV), hépatite B, syphilis, blennorragie, chlamydiose. Raison de plus d’utiliser un préservatif lors de rapports avec un partenaire occasionnel.
 
Sources
L’étude sur les couples sérodiscordants hétérosexuels
Les conseils de Sida Info Service
Un article médical sur l’ensemble des risques liés à la fellation