Je consulte
les questions et les décodages

Rechercher
Il y a 35 jours
Est-il intéressant d’associer légumineuses et protéines animales dans le même repas ?
Cela n’apporte pas de bénéfice particulier.
 
Contrairement à ce qui a longtemps été enseigné, les produits d’origine végétale peuvent apporter suffisamment de protéines pour parvenir à une alimentation équilibrée et, en particulier, ils apportent tous les acides aminés nécessaires (les briques qui nous servent à fabriquer nos protéines). Cependant, pour que ces aliments suffisent à nous apporter les acides aminés nécessaires en quantité suffisante, il est indispensable de faire attention à avoir une alimentation diversifiée et de consommer un peu plus de protéines que si l’on mangeait des produits d’origine animale.

En effet, les protéines d’origine végétale sont parfois moins bien assimilées par notre tube digestif (selon la teneur en fibres de l’aliment, par exemple). Il est donc nécessaire d’en manger un peu plus. Par exemple, certaines sources scientifiques recommandent aux personnes véganes adultes de consommer 15 à 20 % de protéines en plus que les personnes omnivores.
Par ailleurs, certains aliments d’origine végétale sont pauvres en certains acides aminés. Par exemple, les produits issus des céréales contiennent peu de lysine et les légumineuses (haricots secs, lentilles, pois chiches, etc.) sont pauvres en méthionine. Mais en diversifiant son alimentation d’origine végétale, il est possible de compenser ces insuffisances. De plus, les protéines issues du soja semblent parfaitement identiques aux protéines animales en termes d’équilibre en acides aminés.

On peut remarquer que de nombreuses recettes traditionnelles (par exemple, le couscous) associent céréales (la semoule) et légumineuses (pois chiches). Il en de même pour les plats associant riz et haricots (par exemple, les « moros y cristianos » cubains, ou l’association riz et tofu). Ces mélanges sont intéressants parce qu’ils se complètent en termes d’acides aminés, mais aussi parce que l’énergie apportée par les féculents aide à digérer et à assimiler les protéines.
Il n’y a pas d’intérêt particulier à associer les légumineuses et les protéines animales dans un même plat ou un même repas. Le seul intérêt éventuel serait d’arriver à la quantité optimale de protéines dans un plus petit volume d’aliment (puisque les protéines végétales sont parfois moins bien assimilées). Cela peut être intéressant pour les personnes qui souffrent de manque d’appétit.
 
Sources
Un document de synthèse sur l’alimentation végétarienne très complet, publié par les associations de diététiciens américaines et canadiennes, 2003 (en anglais)
Il y a 41 jours
Existe-t-il des études scientifiques démontrant que la consommation de lait de vache est bénéfique pour la santé des adultes ?
Oui, et d’autres qui mettent en garde contre un excès de consommation…
Depuis des années, on voit se multiplier les ouvrages et sites internet qui attaquent le lait de vache, les produits laitiers et les industriels qui les produisent. Certains disent que, hormis pendant la petite enfance, le lait n’apporte pas les bienfaits nutritionnels qu’on lui prête. D’autres accusent la consommation de lait de vache d’être à l’origine de nombreuses maladies.
Concernant la prévention de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées, il existe des études qui démontrent les effets bénéfiques de l’apport de calcium ou de la consommation de produits laitiers (1, 2, 3), et d’autres qui associent la consommation importante de produits laitiers avec un risque plus élevé de fractures et de mortalité (4). Il reste donc de nombreuses zones d’ombre.
Pour résumer l’opinion qui règne sur le sujet dans la communauté médicale, on peut dire, en simplifiant un peu, que manger des produits laitiers apporte du calcium mais que son absorption et son utilisation par le corps nécessitent une alimentation suffisamment équilibrée et variée, ainsi qu’une activité physique suffisamment intense et régulière pour stimuler le renouvellement des os.
Dans le cadre d’une alimentation équilibrée et diversifiée, les produits laitiers restent une bonne source de protéines, de vitamine D et de calcium (au même titre que d’autres aliments). Pour cette raison, le Programme national nutrition santé recommande d’inclure les produits laitiers dans l’alimentation à hauteur de deux portions par jour, voire trois pour une personne âgée. Pas spécifiquement du lait, mais du fromage, des yaourts, du fromage blanc, etc.
Pour compléter notre réponse, vous pouvez consulter l’excellent travail des Décodeurs du quotidien Le Monde (d’autres pourfendeurs de fake news) sur le sujet.
 
Sources
 
Trois articles sur les bénéfices de la consommation de lait sur la santé des os adultes
  1. https://www.researchgate.net/profile/Dominika_Gtbska/publication/233875390_Calcium_intake_and_osteoporosis_The_influence_of_calcium_intake_from_dairy_products_on_hip_bone_mineral_density_and_fracture_incidence_-_A_population-based_study_in_women_over_55_years_of_age/links/5612af0608ae4f0b65159873.pdf
  2. https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/3387593447B20D7AA60E722574E18D66/S095442241800001Xa.pdf/dairy_products_and_bone_health_how_strong_is_the_scientific_evidence.pdf
  3. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3738995/
 
Un article sur l’augmentation de la mortalité et du risque de fracture lors de consommation importante
Les recommandations du Programme national nutrition santé
Le 01/04/2020
Le chocolat est-il vraiment un antidépresseur naturel ?
Non, mais il est apprécié par les personnes souffrant de dépression.
Le chocolat (on parle ici de chocolat noir, le plus riche en substances propres au cacao) est un aliment qui contient de nombreux minéraux (magnésium, potassium, phosphore, calcium, fer, etc.) et des substances d’origine végétale ayant des effets sur le système nerveux.
Parmi celles-ci, la caféine, substance excitante, et la théobromine, une substance aux effets similaires à ceux de la caféine (et qui, c’est important à savoir, est toxique pour les animaux de compagnie et responsable de décès fréquents chez les chiens ayant déniché une tablette de chocolat).
 
Voir la réponse complète
Le 20/12/2019
Est-ce que le fait de griller son pain change son index glycémique ?
Non.
 
L’intensité avec laquelle un aliment, une fois ingéré, augmente le taux de sucre dans le sang (glycémie) est exprimée par une valeur appelée « index glycémique » (IG). Les aliments à IG élevé contiennent des glucides complètement transformables en glucose (amidon du pain blanc, par exemple). Ils provoquent une augmentation importante de la glycémie.
Les aliments à faible IG contiennent des glucides qui ne sont pas totalement transformables en glucose, comme l’amidon des lentilles par exemple. Ils entraînent donc une augmentation moins importante de la glycémie.
Mais l’index glycémique est une valeur toute relative ! Les choses se compliquent lorsqu’on réalise que l’IG d’un aliment n’est pas une valeur absolue. En effet, cet index varie :
  • selon s’il s’agit d’un aliment solide ou liquide (l’IG du jus de pomme frais est plus élevé que celui de la pomme à partir de laquelle il a été pressé) ;
  • selon la manière dont cet aliment est cuisiné (en général, la cuisson augmente son IG) ou transformé (par exemple, le riz complet possède un IG moindre que le riz blanc) ;
  • selon s’il est consommé seul ou dans le cadre d’un repas complet (la présence de fibres et de graisses dans l’estomac ralentit le passage du sucre dans le sang et donc diminue l’IG de tous les aliments du repas).
S’il est facile de mesurer l’IG d’un aliment pris à jeun, le mesurer dans le cadre d’un repas est une tâche quasi-impossible. Aujourd’hui, les nutritionnistes qui prennent en charge les personnes diabétiques ont remplacé l’index glycémique par la notion de « charge glycémique » qui intègre la quantité totale de sucres ingérée.
Dans le cas du pain, son IG est lié à la farine utilisée, en particulier le pourcentage de fibres qu’elle contient (selon si elle est plus ou moins complète). Le fait de faire griller sa tartine ne la cuit pas, donc elle ne change pas son index glycémique « absolu ». Son index glycémique « réel » dépendra de si elle est consommée seule ou dans le cadre d’un repas complet.
 
Sources
« Qu’est-ce que l’index glycémique ? » Fédération française de cardiologie.
Fiche CIQUAL pour le « pain moyen »
Fiche CIQUAL pour le « pain complet ou intégral »
Le 17/12/2019
Les bananes sont-elles bonnes pour la santé ?
Oui.
 
Les bananes sont une source de nutriments intéressante. Cent grammes de bananes séchées apportent 1,9 grammes de fibres, 4 mg de calcium, 35 mg de magnésium, 25 mg de phosphore, des bêta-carotènes (précurseurs de la vitamine A) et de la vitamine B9. Ils apportent surtout 360 mg de potassium ce qui en fait une source importance de ce minéral.
Le potassium est essentiel au fonctionnement des muscles (donc du cœur). Une alimentation riche en potassium est conseillée aux personnes qui ont une pression sanguine élevée, à celles qui prennent des diurétiques et lors de diarrhées. À l’inverse, les personnes qui souffrent d’insuffisance rénale doivent alléger leur alimentation en potassium.
Parce qu’elles contiennent 20 g de glucides pour 100 g (dont 15 g de sucres, le reste étant de l’amidon), les bananes sont moyennement caloriques : 90 kcal pour 100 grammes.
Une belle banane de 150 g représente 135 kcal (soit 6,5 % de notre ration calorique moyenne quotidienne). Cette banane de 150 g contient également 0,54 g de potassium ce qui est le quart de la quantité de potassium recommandée chaque jour.
 
Source
Fiche CIQUAL de la banane fraîche, Anses.