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les questions et les décodages

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Il y a 30 jours
Le chocolat, le citron et le gingembre sont-ils des aliments du régime alcalin ?
Le citron, oui. Pour les deux autres, on n’en sait rien.
 
Le régime alcalin repose sur une plus grande consommation de fruits et de légumes et une moindre consommation de viandes et de produits d’origine animale.

Pour faire simple, les aliments dits « alcalinisants » sont les fruits et les légumes (plus ou moins intensément selon l’aliment), mais aussi les pommes de terre, les vins, les boissons gazeuses non alcoolisées, etc. Les aliments dits « acidifiants » sont les viandes, les fromages, les jaunes d’œuf, le poisson, la bière, certaines céréales (riz brun, avoine), etc. Attention, si ces aliments ont effectivement une action temporaire sur le pH de notre corps, cette influence n’est pas liée à leur acidité ou alcalinité propre : le jus d’orange, acide, est alcalinisant, d’avantage que le jus de citron, pourtant plus acide. Il n’existe pas d’information fiable sur le pouvoir alcalinisant du gingembre et du chocolat.

Nous possédons plusieurs systèmes destinés à réguler notre pH quels que soient les aliments que nous mangeons. Ainsi, après avoir bu un grand verre de jus d’oranges, notre pH augmente de manière transitoire mais il est rapidement ramené à la normale. Dans nos urines, les substances présentes témoignent de ce rééquilibrage (dans le cas du jus d’oranges, elles sont plus alcalines).

Donc le régime alcalinisant n’agit pas en rendant notre corps plus alcalin. Il s’agit plutôt d’un mode de sélection des aliments, en préférant un certain type d’aliments. Le régime alcalin invite à privilégier les aliments dits « alcalins » ou ceux dites « neutres » (c’est-à-dire la plupart des céréales complètes, les huiles végétales, les laits fermentés, etc.), au détriment des aliments dits « acidifiants ». Ces recommandations sont assez proches de celles qui nous sont données par les autorités de santé : davantage de fruits et de légumes, de pommes de terre et de céréales complètes, des huiles végétales, une consommation modérée de viandes et de matières grasses d’origine animale, etc.
 
Pour en savoir plus
 
Une présentation synthétique sur la régulation du pH dans l’organisme, Dr Patrick Lévy, Université Joseph Fourier, Grenoble, 2012
L’article d’un médecin néphrologue sur l’effet des jus d’agrumes sur le pH de l’organisme, 2018
L’étude de 2006 sur le pouvoir alcalinisant des jus d’agrumes (en anglais, expliquée en français dans la référence ci-dessus)
Il y a 35 jours
Faut-il éviter le jus de pamplemousse quand on prend des médicaments ?
Oui, pour une vingtaine de substances médicamenteuses.
Le pamplemousse, en fruit ou en jus, contient des substances, les furanocoumarines, qui inhibent une enzyme de notre système de détoxification, appelée CYP3A4 (une forme d’une enzyme nommée cytochrome P450). La conséquence de cette inhibition par le pamplemousse est que notre organisme a plus de mal à éliminer certains médicaments. Prise après prise, ceux-ci s’accumulent dans le corps et le risque d’effets indésirables, parfois graves, augmente.
Plus rarement, le jus de pamplemousse peut diminuer l’efficacité d’un médicament.
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Il y a 42 jours
Est-il vrai que manger des fruits pendant le repas ou en dessert ballonne ?
Aucune donnée validée n’existe sur le sujet.
 
Dans les bases de référence sur les études scientifiques et les recommandations médicales, il n’existe aucune étude, ni aucune recommandation validée sur le sujet. Les documents conseillant de consommer les fruits à distance des repas (parce que, ainsi, ils sont plus rapidement digérés) ne reposent sur aucune étude clinique fiable.

Dans le doute, la meilleure attitude à adopter est de tester soi-même. Il est très probable que l’effet des fruits varie selon :
  • le type de fruits : certains, comme les cerises, les poires voire les pommes, sont réputés favoriser les ballonnements ;
  • la taille et la nature du repas pendant lequel on les consomme ;
  • la sensibilité de la flore intestinale de chacun aux « oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles par la flore intestinale » (FODMAP), comme le sucre des fruits (fructose), ainsi que les fructanes et les polyols (qui se trouvent en particulier dans les nectarines, les pêches blanches, les abricots frais ou séchés, les figues fraîches ou séchées, les dattes, les pruneaux, etc.) ;
  • la sensibilité de l’intestin de chacun aux fibres de cellulose non fermentescibles contenus dans les fruits.
Les nutritionnistes s’accordent à dire que les fruits cuits (pochés ou en compote) sont plus digestes que les fruits crus.
 
Sources
Un document de la Société canadienne de recherche intestinale sur les FODMAP, 2012
Le 17/05/2021
Est-ce que manger des protéines permet de limiter les envies de sucre ?
Oui, les protéines réduisent la faim pendant plusieurs heures.


Depuis des années, les nutritionnistes savent que la consommation d’aliments riches en protéines diminue durablement la sensation de faim (ils entraînent une sensation de « satiété »). Cette satiété ne s’exprime pas uniquement vis-à-vis des envies d’aliments sucrés, mais également de tout type d’aliment : on n’a plus faim.

Pendant longtemps, le mécanisme de cet effet favorisant la satiété est resté mystérieux. Mais au début des années 2000, diverses équipes de chercheurs ont identifié comment les protéines parviennent à couper l’appétit (ou, au moins, l’une des manières dont elles y parviennent, il en reste peut-être d’autres à découvrir).

Lorsque les protéines sont digérées, elles sont divisées en petits fragments, les « peptides », eux-mêmes divisés en éléments de base, les « acides aminés ». Au sein des parois de la veine porte (la grosse veine qui amène vers le foie le sang intestinal chargé des nutriments issus de la digestion), il existe des récepteurs, appelés « récepteurs aux opiacés mu », qui sont sensibles aux peptides.

Lorsque ces derniers se fixent à ces récepteurs, les nerfs présents dans la paroi de la veine porte envoient un message à diverses régions du cerveau. Ces régions du cerveau stimulent à leur tour les intestins en y déclenchant la formation de glucose (sucre) à partir des acides aminés contenus dans le sang. Ce glucose passe ensuite dans le sang et déclenche la satiété. En fait, c’est lui qui coupe l’appétit. Les protéines ne sont que l’élément qui déclenche sa production.

Mais pourquoi le glucose issu des sucres du repas ne parvient-il pas à provoquer la même satiété ? Parce que la capacité du glucose à couper l’appétit s’exprime beaucoup moins lorsque d’autres nutriments (acides gras, par exemple) sont absorbés en même temps que lui. Donc beaucoup moins pendant la digestion.

Lorsqu’on mange des protéines, la production de glucose par l’intestin a lieu après la digestion. C’est cette production de glucose « à retardement », pendant des heures après la consommation de protéines, qui coupe l’appétit entre les repas.
 
Sources
Sur les mécanismes d’action des protéines sur la satiété
Sur la synthèse de glucose par l’intestin à partir des acides aminés
Le 03/05/2021
Manger trop d'œufs, est-ce mauvais pour la santé ?
Finalement, il semblerait que oui.
La question de l’impact de la consommation d’œufs sur la santé du cœur et des vaisseaux sanguins (par le biais du cholestérol) agite la communauté médicale depuis des dizaines d’années. Parce qu’un jaune d’œuf contient entre 200 et 250 mg de cholestérol, et qu’un taux sanguin élevé de LDL-cholestérol (le « mauvais » cholestérol) est lié à un risque cardiovasculaire plus élevé, les nutritionnistes ont longtemps recommandé de ne pas consommer plus de 2 ou 3 œufs par semaine (le nombre variait selon les pays…).
 
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