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les questions et les décodages

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Il y a 42 jours
Laver le sol au savon de Marseille détruit-il le coronavirus ?
Oui.
 
Tous les savons sont capables de détruire le coronavirus responsable de la Covid-19, y compris le célèbre savon de Marseille.
 
Sources
« Réponses à vos questions sur la COVID-19 par des médecins », Ministère de la Santé, 31 mars 2020
« Coronavirus COVID-19 : le point sur la situation », le site du gouvernement français sur cette maladie.
« Coronavirus COVID-19 », le site du Ministère des Affaires sociales.

 
Il y a 48 jours
Le gel hydro-alcoolique est-il dangereux pour la peau au soleil ?
Il peut être à l’origine d’irritations, en particulier s’il est parfumé.
 
Des dermatologues espagnols ont récemment mis en garde les consommateurs contre l’usage de gel hydro-alcoolique lors d’exposition au soleil, au risque de développer des irritations ou des taches brunes persistantes.
Cette mise en garde est valable pour tous les produits à base d’alcool, mais les dermatologues français interrogés relativisent l’alerte de leurs confrères espagnols. En effet, tous les produits contenant de l’alcool sont connus pour dessécher la peau, ce qui peut être source d’irritations. Néanmoins, l’application régulière d’une lotion hydratante (ou de protection solaire) ou d’une crème pour les mains peut prévenir ce type de problème.
Chez certaines personnes, sous l’effet du soleil, l’alcool contenu dans les gels hydro-alcooliques peut également être à l’origine d’une inflammation particulière de la peau, la « dermite en breloque » : la peau est rouge et irritée, puis des taches brunes apparaissent, qui peuvent persister plusieurs années.

Les dermatologues recommandent de choisir un gel hydro-alcoolique ne contenant qu’un seul alcool (éventuellement deux), de la glycérine (pour protéger la peau de la sécheresse) mais aucun parfum.
En effet, de nombreux parfums sont dits « photosensibilisants », c’est-à-dire qu’ils sont à l’origine de réactions allergiques de la peau lors d’exposition au soleil. C’est pour cela qu’il est généralement contre-indiqué de se parfumer lorsqu’on prévoit de s’exposer au soleil.
Par ailleurs, les dermatologues rappellent qu’à la plage il n’y guère de raisons d’utiliser un gel hydro-alcoolique puisqu’on n’est en contact qu’avec ses propres affaires, le sable, l’eau… qui ne sont pas des sources de contamination.
En résumé, les risques d’irritation due au gel hydro-alcoolique sont bien plus faibles que les risques d’attraper un coup de soleil ! Pensez à vous protéger efficacement avec un écran solaire à indice élevé appliqué régulièrement et généreusement, un chapeau, éventuellement un vêtement.
 
Sources
Un article du Huffington Post qui résume le débat à ce sujet, 23 juin 2020
Il y a 49 jours
Est-ce que le produit mains et le produit vaisselle désinfectent autant que le savon pour la Covid-19 ?
Oui.
 
Tout produit qui est capable de dissoudre les matières grasses est capable de détruire l’enveloppe du coronavirus responsable de la Covid-19. Savon en pain ou liquide, produit vaisselle, produit ménager dégraissant, etc.
 
Sources
« Les 10 étapes pour se laver les mains », une vidéo éducative qui détaille tous les points importants du lavage des mains, Radio Télévision Ivoirienne
Il y a 49 jours
Passer un appareil vapeur sur un masque peut-il éliminer le coronavirus ?
Non.
 
Il n’existe aucune étude prouvant que cette technique élimine le coronavirus d’un masque déjà porté, ni pour les masques FFP2 (bec de canard), ni pour les masques chirurgicaux (plissés), ni pour les masques en tissu, ni pour tout autre tissu.
Le Haut Conseil de la Santé Publique a récemment publié un rapport sur la stérilisation et la réutilisation des masques qui précise ce que l’on sait.
Des recommandations américaines existent pour le recyclage des masques FFP2 mais pas pour les autres types de masques. Pour les FFP2, la chaleur sèche à 70°C (30 minutes) dans un four semble permettre de réutiliser le masque au moins 3 fois sans nuire à la protection, à condition de bien vérifier que le masque FFP2 soit toujours très adhérent au visage.
Aucune recommandation n’est donnée pour les masques chirurgicaux.
Pour les masques en tissu, un lavage systématique après usage s’impose. Les autorités sanitaires recommandent un lavage à 60°C pendant 30 minutes (la norme hospitalière pour les textiles), mais de nombreux experts estiment que, pour le coronavirus, un lavage classique à 40°C suffit (le détergent est efficace pour détruire le virus), suivi d’un repassage.
 
Sources
Les informations du gouvernement sur les masques grand public, 27 avril 2020
Un article sur les recommandations en terme de recyclage des masques FFP2, 8 avril 2020
Le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique sur la réutilisation des masques, 5 mai 2020
Il y a 49 jours
Y aura-t-il une deuxième vague de coronavirus ?
Une… ou plusieurs, selon la rigueur des contrôles et de nos comportements.
 
Considérant que 1) le coronavirus responsable de la Covid-19 circule encore parmi nous (comme en témoignent les foyers d’infection ou « clusters »), 2) une vaste majorité de Français n’ont pas développé une immunité contre ce virus, il existe encore à la fois le feu (le virus) et le carburant (les personnes sans immunité) pour qu’une deuxième vague apparaisse.

Pourtant, il est peu probable qu’une véritable « vague » apparaisse avant l’hiver prochain parce que l’été est propice à la vie à l’extérieur et on sait que le coronavirus se transmet peu dans ces conditions. Par exemple, les coronavirus habituels (responsables de certains rhumes) sévissent surtout de décembre à avril dans notre pays. On pourrait aussi évoquer les gestes barrières pour freiner une éventuelle deuxième vague, mais les Français semblent les avoir oubliés…
Néanmoins, il existe des moyens d’éviter que cette deuxième vague devienne un phénomène national de la même ampleur qu’au printemps. En particulier, il est essentiel que les autorités de santé fassent la chasse aux situations et aux lieux favorables à la contamination simultanée de nombreuses personnes : rassemblements dans des lieux clos, abattoirs, fêtes familiales ou religieuses, croisières, établissements d’hébergement surpeuplés, etc. Par « faire la chasse », il s’agit de restreindre ces situations et de tester régulièrement les personnes qui vivent ou travaillent dans ces lieux de risque.

Pour résumer en une métaphore le mode de diffusion de la Covid-19, la plupart des contaminations sont comme des escarbilles émises par un feu de camp (un cluster) et emportées par le vent. Le plus fréquemment, elles retombent sans allumer d’incendie, parce qu’elles sont trop petites ou qu’elles tombent au mauvais endroit. Parfois, une escarbille, peut-être un peu plus vive que les autres, retombe dans un endroit particulièrement inflammable et déclenche un incendie important.
Lorsqu’on envisage la pandémie de Covid-19 selon cette métaphore, il vient immédiatement à l’esprit que, pour éviter l’incendie, mieux vaut connaître et surveiller les lieux et les situations les plus inflammables.

Autre mesure pour prévenir une éventuelle deuxième vague, le port systématique d’un masque dans les lieux publics clos. Aujourd’hui, il est de plus en plus clair que cette mesure simple prévient l’apparition de foyers épidémiques impossibles à contrôler.
En conclusion, on ne sait pas si nous aurons une deuxième vague aussi puissante que la première, mais il est très probable, à défaut de contrôle strict, que nous ayons une ou des deuxièmes vagues moins puissantes, peut-être plus localisées (avec des confinements localisés comme récemment en Allemagne), et ce tout au long de l’hiver prochain. À moins bien sûr qu’un traitement ou un vaccin vienne changer la donne…
 
Sources
Une synthèse des données scientifiques qui suggèrent des moyens de prévenir une deuxième vague, VIDAL News, 4 juin 2020.