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Le 03/12/2019
Le syndrome des jambes sans repos, est-ce un symptôme de Parkinson ?
Absolument pas.
 
Les personnes qui souffrent de syndrome de jambes sans repos (« impatiences ») se plaignent d’un besoin impérieux de bouger les jambes, voire de fourmillements, de picotements ou de sensations de courant électrique. Ces impatiences se produisent essentiellement au repos : au lit, dans un fauteuil, au spectacle, etc. Le plus souvent, ces manifestations touchent les deux jambes, parfois une seule, rarement les bras.
Pendant le sommeil, leurs jambes font des mouvements incontrôlés : le pied se redresse, la jambe se plie brutalement. Ces soubresauts, présents chez 80 % des patients, sont très gênants pour le conjoint. Le phénomène se reproduit par épisodes qui durent de 5 à 20 minutes, avec des mouvements toutes les 30 secondes environ. Même si la personne qui en souffre n’a pas conscience de se réveiller, le syndrome des jambes sans repos entraîne souvent des microréveils de quelques secondes. Le matin, le dormeur se sent donc fatigué et a l’impression que son sommeil n’était pas réparateur.
La cause de ce syndrome reste inconnue. On soupçonne une origine génétique, car il existe des familles qui sont plus affectées. Chez les personnes touchées, il existerait un déséquilibre dans la production de dopamine, une substance utilisée par les cellules nerveuses pour communiquer entre elles. Les jambes sans repos sont plus fréquentes chez les personnes qui souffrent de carence en fer, même sans anémie avérée.
Il semble que le stress, l’anxiété, la fatigue, le tabagisme ainsi que l’abus d’alcool ou de caféine (café, thé, chocolat, colas, etc.) augmentent à la fois le risque de souffrir de syndrome des jambes sans repos et la fréquence des crises. Les impatiences tendent à devenir plus fréquentes avec l’âge. Certains médicaments peuvent également déclencher des symptômes de jambes sans repos : neuroleptiques, antidépresseurs, antihistaminiques ou lithium, par exemple.
Au-delà de 50 ans, on estime que 5 à 10 % des personnes en souffrent occasionnellement. Les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, polyarthrite rhumatoïde, insuffisance rénale chronique, hypothyroïdie, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, etc.) sont plus exposées aux impatiences, ainsi que les personnes obèses ou en surpoids. Mais ces maladies ne sont pas la cause du syndrome des jambes sans repos.


Sources
« Les causes du syndrome de jambes sans repos », Réseau Morphée, 2016
« Avez-vous un syndrome des jambes sans repos ? », Réseau Morphée, 2010
« Syndrome des jambes sans repos », Assurance maladie, 2019
Le 03/12/2019
La vitamine B6 est-elle nocive ?
Pas aux doses habituelles. Mais attention en cas de maladie de Parkinson.
 
Sous le terme de vitamine B6, on désigne une famille de six substances, dont la plus couramment utilisée est la pyridoxine. La vitamine B6 se trouve principalement dans les viandes, la volaille, le poisson, les œufs, les pommes de terre et les fruits, excepté les agrumes. Les apports nutritionnels conseillés en vitamine B6 sont de 1,8 mg par jour pour l'homme et de 1,5 mg par jour pour la femme. La limite maximale de sécurité est fixée à 25 mg par jour.
La vitamine B6 intervient dans le métabolisme des acides aminés et des réserves d’énergie (glycogène), ainsi que dans la synthèse de l’ADN (gènes), de l’hémoglobine (qui transporte l’oxygène dans le sang) et de nombreux messagers chimiques du cerveau.
Une insuffisance d’apport en vitamine B6 provoque des gerçures des lèvres, une inflammation de la bouche, ainsi qu’une anémie. Elle s’observe surtout chez les personnes alcoolodépendantes et chez celles qui souffrent de maladies chroniques de l’intestin.
À des doses élevées, plus de 50 mg par jour, la vitamine B6 peut provoquer une perte de la sensibilité dans les doigts et les orteils, des troubles de la marche, des nausées, des vomissements et une baisse de l’appétit.
Attention, les personnes qui souffrent de maladie de Parkinson doivent éviter de consommer plus que les doses apportées naturellement par l’alimentation : la vitamine B6 peut diminuer l’efficacité de leur traitement et aggraver les symptômes neurologiques.
 
Sources
Avis de l’Afssa (aujourd’hui Anses) sur les teneurs maximales en vitamines de l’alimentation, 2009
Un article scientifique sur les maladies provoquées par un excès de vitamines, 1995