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Il y a 8 jours
Existe-t-il des cures de désintoxication à l’alcool ?
Oui, c’est le sevrage alcoolique, qui peut justifier une hospitalisation.
 
La désintoxication à l’alcool (ou « sevrage ») peut être envisagé lorsque la personne alcoolodépendante exprime le désir de réduire ou de cesser sa consommation.
Le sevrage alcoolique peut être mené en ambulatoire (le patient se rend au centre de soins dans la journée mais rentre chez lui le soir) ou au cours d’une hospitalisation allant d’une semaine à 3 mois environ, le « sevrage résidentiel ».
Une hospitalisation complète est préférée pour les personnes qui sont dépendantes à plusieurs substances (par exemple, alcool et anxiolytiques, ou alcool et dérivés de l’opium), celles qui souffrent par ailleurs de maladies psychiatriques, ou celles qui vivent dans la précarité ou dans un environnement peu propice à l’arrêt de la consommation d’alcool.
Pour accompagner le sevrage, le médecin prescrit des médicaments anxiolytiques à longue durée d’action. Ces médicaments sont destinés à aider le patient à surmonter les symptômes de manque les plus pénibles. Il peut également prescrire des vitamines B (B1, B3) et il recommande à son patient de boire beaucoup d’eau (le sevrage peut provoquer une déshydratation).
Les patients qui fument sont accompagnés pour arrêter le tabac : en effet, l’arrêt de la cigarette a un effet favorable sur le sevrage alcoolique. Tout au long du sevrage, le patient est suivi par un psychologue et, le cas échéant, un travailleur social.
La participation à un groupe d’entraide (de type Alcooliques Anonymes) augmente les chances de réussite du sevrage : les bénévoles anciens buveurs sont des alliés efficaces vis-à-vis desquels le patient peut s’identifier et peut s’exprimer sans crainte d’être jugé. De plus, chaque patient est associé à un « sponsor » ancien buveur qui est disponible 24 heures sur 24 pour l’aider à passer les caps difficiles, en particulier la nuit et les weekends, quand les psychologues ne sont pas disponibles.
Dans certains cas, le sevrage alcoolique peut faire appel à la prescription d’un médicament particulier, le baclofène, qui, chez certaines personnes, supprime le désir de boire.
 
Sources
« Le sevrage alcoolique », Alcool Info Service, de 8h à 2h, 7 jours sur 7, 0 980 980 930
Le 26/04/2019
L’alcool est-il vraiment un antidépresseur ?
À très court terme. À long terme, il provoque et aggrave la dépression.
Chez les personnes qui souffrent de dépression, comme chez celles qui souffrent d’anxiété, la consommation d’une boisson alcoolisée soulage les symptômes de façon brève. En effet, l’alcool est une substance euphorisante et calmante qui agit sur le cerveau avec des mécanismes assez proches de ceux des médicaments antidépresseurs ou anxiolytiques.
En 2016, une étude a expliqué clairement comment l’alcool soulage la dépression de manière immédiate mais sur une courte durée, y compris chez les personnes dont la dépression résiste aux médicaments antidépresseurs.
Malheureusement, cet effet est bref. La répétition de la consommation d’alcool pour obtenir un effet durable entraîne inévitablement une alcoolodépendance dont les symptômes psychiques les plus fréquents et les plus sévères sont… la dépression et l’anxiété !
Pour cette raison, les spécialistes de la santé psychique mettent en garde leurs patients anxieux et/ou dépressifs afin qu’ils ne tombent pas dans le piège d’une dépendance à l’alcool.
Rappelons enfin que l’alcool ne fait pas bon ménage avec les médicaments contre l’anxiété et la dépression et qu’il vaut mieux s’abstenir de boire lorsqu’on les prend.
 
Sources
L’étude qui explique la façon dont l’alcool soulage brièvement la dépression
Un article médical sur les effets croisés de l’alcool et des médicaments psychotropes