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les questions et les décodages

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Il y a 12 jours
Est-il vrai qu’on ne peut pas conserver les sushis d’un jour au lendemain ?
Effectivement, ils doivent être consommés dans la journée.
 
Les sushis qui contiennent du poisson cru doivent être conservés à 4°C maximum et consommés dans la journée de leur confection. Il n’est pas possible de les conserver au réfrigérateur d’un jour sur l’autre, le poisson cru étant particulièrement fragile en termes de qualité sanitaire.
Les sushis qui ne contiennent pas de poisson cru (par exemple, ceux qui ne contiennent que des légumes et des algues) peuvent être conservés une nuit au réfrigérateur (maximum 4°C) mais leur qualité gustative s’en trouve diminuée (en particulier, le riz sèche et devient dur).
Le sushi est un aliment qui, traditionnellement, est confectionné sous les yeux du client pour une consommation immédiate.
 
Sources
Avis de l’Agence fédérale belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire, 2015
Le 18/08/2020
La réflexologie plantaire représente-t-elle un risque lorsqu’on souffre de problèmes circulatoires ?
On n’en sait rien.

La réflexologie plantaire est une pratique alternative qui n’a jamais fait l’objet d’études cliniques de bonne qualité. La recherche dans les bases d’articles scientifiques n’obtient aucun résultat de qualité.
On ne dispose donc d’aucune information objective, ni sur son efficacité, ni sur sa sécurité chez des personnes souffrant de maladies chroniques.
Si vous souhaitez néanmoins essayer, demandez impérativement conseil à votre médecin traitant qui connaît bien votre état de santé par ailleurs.
Le 19/05/2020
L'acide pélargonique est-il aussi dangereux que le glyphosate ?
Il semble moins toxique pour l’homme mais reste probablement toxique sur l’environnement.
 
L’acide pélargonique est un acide gras qui détruit la couche superficielle des feuilles et provoque le dessèchement rapide de la partie visible des plantes (mais il n’affecte pas les racines, et la plante peut donc redémarrer rapidement). Il est actif sur toutes les plantes, sans distinction. Il est promu comme désherbant « bio », mais il reste néanmoins un produit phytosanitaire classique, soumis aux mêmes autorisations que les autres produits de sa catégorie.

En termes de toxicité pour l’homme ou les animaux de compagnie, l’acide pélargonique peut provoquer des brûlures modérées de la peau ou des yeux lors de contact accidentel. Il peut également être irritant s’il est inhalé. Les enfants et les animaux domestiques doivent être empêchés d’accéder à la zone traitée jusqu’au séchage complet du produit. Sa toxicité à long terme a été étudiée chez la souris et les données sont plutôt rassurantes. Aucune activité cancérogène n’a été observée. Mais on dispose de peu de recul.
L’acide pélargonique semble potentiellement toxique pour l’environnement. Les données dont nous disposons indiquent une dangerosité vis à vis des écosystèmes aquatiques (étang, ruisseaux, rivières, etc.) 2 à 3 fois plus importante que celle du glyphosate (test standard sur des daphnies juvéniles). Il pourrait également être toxique pour les petits animaux qui vivent dans la couche superficielle du sol, en particulier les insectes et les crustacés (comme les cloportes, élément essentiel de la décomposition des débris végétaux). Par contre, il ne semble pas contaminer les nappes phréatiques.
Après usage, mieux vaut attendre une semaine avant de planter sur une zone traitée.
Du fait de ses potentiels effets toxiques sur l’environnement, l’usage de l’acide pélargonique n’est pas autorisé en agriculture biologique.
En conclusion, les dangers de l’acide pélargonique semblent plutôt concerner ses effets sur l’environnement. Aucune étude de toxicologie (en particulier à long terme) n’a été menée pour le comparer au glyphosate.
 
Sources
La fiche de toxicité de l’acide pélargonique par son fabricant (qui est aussi celui du glyphosate)
Une évaluation de l’acide pélargonique par le gouvernement canadien, décembre 2019
Le 23/03/2020
Le jus de pamplemousse diminue-t-il les effets des antiépileptiques ?
Il interagit seulement avec la carbamazépine.
 
Le pamplemousse, en fruit ou en jus, contient des substances, les furanocoumarines, qui inhibent une enzyme de notre système de détoxification, appelée CYP3A4 (une forme d’une enzyme nommée cytochrome P450). La conséquence de cette inhibition par le pamplemousse est que notre organisme a plus de mal à éliminer certains médicaments. Prise après prise, ceux-ci s’accumulent dans le corps et le risque d’effets indésirables, parfois graves, augmente. Plus rarement, le jus de pamplemousse peut diminuer l’efficacité d’un médicament.
Cet effet est essentiellement retrouvé avec le pamplemousse, en particulier avec le jus industriel (la couche blanche sous l’écorce, riche en furanocoumarines, est pressée avec la pulpe). Mais il existe également avec le jus pressé maison et le fruit. Les oranges amères (« Séville »), les bergamotes et les tangelos (un hybride du pamplemousse) seraient également concernés. Les oranges de table ou à jus ne posent pas de problème.
Un seul verre de jus de pamplemousse (250 ml) semble suffisant pour déclencher une inhibition maximale du cytochrome P450, dès la 4e heure après l’avoir bu. Cet effet semble durer environ 24 heures.
La version de mars 2018 du thésaurus des interactions médicamenteuses de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) liste 19 substances actives dont l’élimination est perturbée par le jus de pamplemousse (et une dont l’efficacité est diminuée).
Parmi celles-ci, un seul médicament contre l’épilepsie, la carbamazépine (TEGRETOL). La prise en jus de pamplemousse ralentit l’élimination de la carbamazépine et provoque des effets indésirables accrus. Donc, il ne diminue pas son effet mais augmente sa toxicité.
 
Sources
Le thésaurus des interactions médicamenteuses de l’ANSM, septembre 2019 (le jus de pamplemousse est aux pages 180-181)
« Interactions médicaments et jus de pamplemousse », une mise au point de l’ANSM publiée en 2008
La fiche d’information de la carbamazépine
Le 23/03/2020
En période de confinement contre l’épidémie de COVID-19, puis-je aller faire mes courses à vélo ?
Oui, avec l’attestation de déplacement dérogatoire… et un casque.
 
Les mesures mises en place par le gouvernement pour limiter les contacts entre personnes pendant l’épidémie de COVID-19 ne limitent pas les moyens de transport à utiliser. Aller faire ses courses en vélo, avec l’attestation de déplacement dérogatoire remplie et signée (et une pièce d’identité) est tout à fait possible, à condition de réellement aller faire ses courses. Des personnes tentent d’aller faire du vélo en prétextant des courses, ce qui expose à une amende. Le vélo peut être utilisé « pour des déplacements brefs » selon la circulaire du Ministère de l’intérieur.
La Fédération française de cyclisme invite les cyclistes à ne pas pratiquer le cyclisme sportif, sous quelque forme que ce soit.
N’oubliez pas de vous munir de votre casque, obligatoire pour les moins de 12 ans mais fortement recommandé pour tous.
 
Sources
La circulaire du Ministère de l’intérieur
La prise de parole de la Fédération française de cyclisme, 16 mars 2020
« La sécurité à vélo », Axa Prévention.