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les questions et les décodages

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Il y a 3 jours
Peut-on souffrir de deux virus en même temps ?
Absolument, et au-delà.
 
Être infecté par un virus n’empêche pas d’être également infecté par un autre virus. Il est par exemple possible d’être atteint de VIH/sida, d’hépatite C, d’herpès et de rhume en même temps, quatre infections dues à des virus. Ou d’avoir la grippe et une gastro-entérite en même temps.
Le 13/12/2019
Quelle substance protège des rhumes ?
Aucune… mais des mesures simples réduisent le risque.
 
Soyons clair : si une substance était capable de prévenir le rhume, son inventeur serait la personne la plus riche du monde ! Les virus du rhume sont tellement nombreux et variables que nous ne sommes pas encore parvenus à trouver un vaccin ou un traitement efficace.
Les virus du rhume se transmettent par contact direct, de personne à personne, par la salive ou par les mains, ou par contact indirect, par les objets, les mouchoirs contaminés par les virus, etc.
Des mesures simples peuvent contribuer à vous protéger des rhumes :
  • lavez-vous les mains plusieurs fois par jour, si possible avec du savon liquide, en les frottant pendant au moins 30 secondes. Rincez-les ensuite sous l’eau courante et séchez-les avec une serviette propre ou à l’air libre.
  • ne touchez pas directement vos yeux, votre bouche ou votre nez, sans vous être lavé les mains au préalable.
  • bien sûr, évitez de serrer la main ou d’embrasser une personne enrhumée.
  • aérez régulièrement votre logement ou votre lieu de travail (même en hiver) et humidifiez l’air ambiant si nécessaire.
  • faites de l’exercice, la pratique sportive régulière a prouvé son efficacité pour réduire la fréquence et l’intensité des affections respiratoires virales.
  • habillez-vous chaudement pendant la saison froide.
La vitamine C ou les aliments qui en contiennent (oranges, citrons, kiwis, persil, etc.) n’ont jamais fait leurs preuves pour protéger du rhume.
 
Sources
« La rhinopharyngite de l’adulte », Assurance maladie, 2019 
« Comment soigner un rhume rapidement ? », Axa Prévention, 2019
Le 02/12/2019
Le Ginkgo biloba est-il toxique et conciliable avec la prise d’hormones thyroïdiennes ?
Outre sa toxicité, le ginkgo semble perturber le traitement des troubles de la thyroïde.
 
Les feuilles du ginkgo (Ginkgo biloba) servent à la préparation d'extraits qui sont proposés dans le traitement de la démence sénile et de divers troubles liés à des problèmes de circulation sanguine : jambes lourdes, hémorroïdes, artérite et claudication intermittente, maladie de Raynaud, vertiges et acouphènes, etc.
Les extraits de ginkgo interagissent potentiellement avec un grand nombre de substances : ils pourraient augmenter les effets des médicaments anticoagulants, dont l’aspirine (risque d’hémorragie). Ils pourraient également diminuer l’effet d’autres médicaments : antiépileptiques (risque de réapparition des convulsions), diurétiques (risque d’hypertension artérielle), médicaments du reflux gastro-œsophagien, médicaments de l’hypertension et de l’angine de poitrine, médicaments des troubles de la thyroïde, etc. De plus, les extraits de ginkgo pourraient déséquilibrer un traitement antidiabétique.
Récemment, la revue Prescrire, revue médicale indépendante, a recommandé que les médicaments à base de ginkgo ne soient plus prescrits, ni commercialisés. Selon Prescrire, les extraits de ginkgo « n'ont pas d'efficacité démontrée, mais sont connus pour exposer les patients à des hémorragies, des troubles digestifs ou cutanés, et à des réactions d'hypersensibilité. » Elle conclue en précisant que « l'ensemble de ces données confirme que mieux vaut écarter des soins cette plante sans efficacité démontrée au-delà d'un effet placebo ».
En 2013, un rapport toxicologique des Instituts de la Santé américains avait conclu que l’exposition répétée, et à forte dose, de souris et de rats aux extraits de ginkgo par voie orale augmentait le risque de développer un cancer de la thyroïde (chez le rat) ou du foie (chez la souris). Les doses utilisées étaient très élevées et leur administration a duré 2 ans, ce qui rend difficile une extension de ces résultats à des patients humains.
En conclusion, il semble sage d’éviter les extraits de ginkgo, en particulier par les personnes à qui sont prescrites des hormones thyroïdiennes.
 
Sources
L’avis de la revue Prescrire, 2019
Le rapport toxicologique des Instituts de la Santé américains, 2013
Le 09/04/2019
La teinture mère de propolis est-elle efficace dans les maux de gorge ?
Au mieux, elle a un effet modeste.
La propolis est une substance résineuse récoltée par les abeilles sur les bourgeons des arbres, en particulier ceux des peupliers et des conifères. Elle est riche en composés antiseptiques et antifongiques (contre les champignons microscopiques) de la famille des flavonoïdes, tels que la quercétine et la galangine.
 
La propolis entre dans la composition de nombreux produits proposés pour lutter contre les maux de gorge. Pourtant, aucune étude sérieuse sur l’efficacité de la propolis dans cette indication n’a été faite chez l’homme. Son usage relève plutôt de la tradition. En 2016, une étude a été faite chez les enfants souffrant de pharyngite virale. Elle a montré un léger effet positif sur l’évolution des symptômes mais trop faible pour considérer la propolis comme un traitement. Par ailleurs, une analyse complète des connaissances sur les propriétés thérapeutiques du miel, de la propolis et de la gelée royale publiée en 2017 ne cite pas de propriétés relatives aux maux de gorge.
En 2012, les autorités de santé européennes (EFSA, European Food Safety Authority et la Commission européenne) ont interdit un grand nombre d'allégations de santé relatives aux compléments alimentaires et autres produits de soins contenant de la propolis. Par exemple, après examen des données scientifiques, elles ont estimé que ces produits ne peuvent pas prétendre à soulager les maux de gorge, ni soutenir le fonctionnement du système immunitaire au niveau des voies aériennes supérieures, ni avoir des effets antimicrobiens. Ces revendications d’effet sont désormais interdites pour les compléments alimentaires contenant de la propolis.

Attention, les personnes allergiques aux produits de la ruche ou aux piqûres d’abeilles, ainsi que les femmes enceintes ou celles qui allaitent, devraient s’abstenir d’utiliser la propolis. Par ailleurs, des cas de rhinite allergique (rhume des foins), d’inflammation des yeux, d’urticaire et de crise d’asthme ont été signalés après la prise de produits contenant de la propolis. Cette mise en garde vaut également pour les produits à appliquer sur la peau ou les bains de bouche à base de propolis.
 
Sources
L’avis de l’EFSA sur la propolis, 2010
L’étude sur la pharyngite virale chez l’enfant, 2016
L’analyse complète des connaissances sur les propriétés thérapeutiques du miel, de la propolis et de la gelée royale, 2017

 
 
 
Le 05/04/2019
Les huiles essentielles ont-elles un intérêt en cas de rhume des foins (rhinite allergique) ?
Oui, si l’on en croit une récente étude coréenne. Mais à confirmer.
La rhinite allergique (« rhume des foins ») est souvent saisonnière. Elle s’annonce par des picotements dans le nez, de fréquents éternuements et un écoulement nasal clair. Ces troubles s’accompagnent souvent d’une conjonctivite : les yeux gonflent, rougissent et larmoient. Parfois, des maux de tête accompagnés de fatigue accentuent la sensation de malaise. Elle est très handicapante à certaines périodes de l’année, voire toute l’année s’il s’agit d’une rhinite allergique dite « perannuelle ».
 
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