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les questions et les décodages

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Il y a 13 jours
Laver le sol au savon de Marseille détruit-il le coronavirus ?
Oui.
 
Tous les savons sont capables de détruire le coronavirus responsable de la Covid-19, y compris le célèbre savon de Marseille.
 
Sources
« Réponses à vos questions sur la COVID-19 par des médecins », Ministère de la Santé, 31 mars 2020
« Coronavirus COVID-19 : le point sur la situation », le site du gouvernement français sur cette maladie.
« Coronavirus COVID-19 », le site du Ministère des Affaires sociales.

 
Il y a 13 jours
Faut-il boire du froid en été et du chaud en hiver ?
On peut aussi boire chaud en été pour se rafraîchir !
 
Votre question suscite encore aujourd’hui de nombreux débats… et peu d’études sérieuses !
Commençons par le plus facile : boire chaud en été permet, paradoxalement, de se rafraîchir. En effet, les liquides chauds déclenchent, de manière réflexe, la production de sueur par la peau (la même chose se produit lorsqu’on mange très épicé). Or l’évaporation de la sueur est le moyen qu’utilise notre corps pour se rafraîchir. En s’évaporant, la sueur consomme de la chaleur cutanée créant ainsi une sensation de fraîcheur. Donc l’effet rafraichissant du thé brûlant des Touaregs n’est pas un mythe.
Les choses sont un peu différentes pour les sportifs (qui suent à cause de l’effort). Boire chaud augmente la sudation et peut poser des problèmes de déshydratation. C’est pour cette raison (entre autres) que les sportifs préfèrent boire à température ambiante pendant et après l’effort (ce qui est confirmé par au moins une étude scientifique).
Mais si boire chaud rafraîchit, alors cela semble une mauvaise idée de le faire en hiver, non ? La réponse dépend de si vous aviez froid avant de boire ou pas. Si c’est le cas, la boisson chaude ne provoquera qu’une suée modeste largement compensée par la chaleur apportée par le liquide. Dans ce cas, boire chaud réchauffe. Mais si vous n’aviez pas froid, boire chaud peut, par la sudation provoquée, provoquer une sensation de froid. Donc l’attitude à avoir dépend de la situation.
Les choses sont beaucoup moins claires pour les boissons froides. En effet, boire froid ne provoque pas d’effet aussi mesurable que la sudation. Le seul effet largement documenté des boissons froides (et des glaces) est de provoquer des maux de tête chez certaines personnes. Dans les médecines traditionnelles orientales, la consommation de boissons glacées est fortement déconseillée pour diverses raisons, dont une moins bonne digestion.

Dans l’estomac, les boissons froides sont progressivement réchauffées, ce qui consomme des calories. Si vous n’êtes pas en hypoglycémie, cette consommation de calories ne modifiera pas la température de votre corps ou de votre peau, même en hiver. Pourtant, nous avons tous fait l’expérience d’avoir froid après avoir mangé une glace en hiver. Mais aucune étude n’a montré que ce sentiment était objectivement lié à la température de la peau ou du corps. Il se peut que cela soit complètement subjectif.
La sensation de fraîcheur qu’apporte une boisson froide en été est davantage liée aux effets refroidissants sur la bouche et la gorge (et le sentiment subjectif de rafraichissement qu’ils entraînent) qu’à un refroidissement de la température corporelle. D’ailleurs, en cas de coup de chaleur, l’eau destinée à refroidir le corps est utilisée directement sur la peau, et donner à boire de l’eau glacée est déconseillé (mieux vaut de l’eau à température ambiante).
Dans le monde de l’endurance sportive, les bains glacés avant la compétition sont efficaces pour réduire la montée en température liée à l’effort, alors que l’ingestion de boissons glacées ne l’est pas, ce qui confirme que celles-ci n’ont que peu d’effet sur la température corporelle.
En conclusion, il est seulement prouvé que la consommation de boissons chaudes est une façon efficace de se rafraîchir en été. Pour le reste, fiez-vous à ce que vous ressentez.
 
Sources
Sur le fait qu’il est préférable de boire à température ambiante lorsqu’on fait du sport, 2013
Sur les effets comparés des bains et des boissons glacées sur les sportifs d’endurance, 2019
Il y a 15 jours
Est-il vrai que certains aliments favorisent la cicatrisation d’une plaie chirurgicale alors que d'autres la ralentissent ?
Non, mais une alimentation diversifiée est indispensable pour bien cicatriser.
 
Il n’existe aucune évidence scientifique démontrant les bénéfices ou les effets négatifs de tel ou tel aliment sur la cicatrisation des plaies chirurgicales.
Par contre, il existe de nombreuses études qui montrent que certains nutriments (les éléments constitutifs des aliments) sont indispensables à la cicatrisation : celle-ci est retardée si l’alimentation n’en contient pas suffisamment. Ce sont, par exemple :
  • l’eau, car la déshydratation est néfaste à la cicatrisation ;
  • les protéines (dans les œufs, la viande, le poisson, les produits laitiers, les légumineuses, par exemple), qui permettent la synthèse du collagène, indispensable à la cicatrisation ;
  • la vitamine A, présente dans le jaune d’œuf, le beurre, la crème fraîche, mais aussi (sous forme de caroténoïdes, les précurseurs de la vitamine A) dans certains végétaux comme les poivrons rouges, les carottes, les abricots, les épinards ou la pastèque ;
  • la vitamine C, présente dans les agrumes, le persil, les kiwis, le cassis, les poivrons, le brocoli, etc.
  • le zinc, présent dans les huîtres, le germe de blé, le foie, les viandes, les crustacés et les graines de sésame ;
  • le sélénium, présent dans les noix du Brésil, les poissons et les fruits de mer, les céréales complètes, etc.
  • le fer, contenu dans les abats, la viande rouge, la volaille, le poisson et les fruits de mer, mais aussi dans les légumes secs et les fruits séchés, les graines, les légumes verts et les noix.
Par contre, si ces nutriments sont indispensables à la cicatrisation, il n’est nullement prouvé que la prise de compléments alimentaires en contenant de fortes quantités favorise la cicatrisation. Il est donc préférable de varier son alimentation pour être certain d’ingérer suffisamment de chacune de ces substances, tout en maintenant une alimentation équilibrée.
Attention, le tabac et les boissons alcoolisées ne font pas bon ménage avec la cicatrisation. Il est préférable de s’abstenir de fumer et de boire de l’alcool pendant la phase de cicatrisation d’une plaie chirurgicale. Le jeûne et les régimes alimentaires restrictifs sont également à bannir pendant la cicatrisation.
 
Sources
 
Un article scientifique qui fait le point sur les liens entre alimentation et cicatrisation (en anglais), 2015
Une brochure des Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse) sur les bons réflexes pour mieux cicatriser, 2017
Il y a 19 jours
Le gel hydro-alcoolique est-il dangereux pour la peau au soleil ?
Il peut être à l’origine d’irritations, en particulier s’il est parfumé.
 
Des dermatologues espagnols ont récemment mis en garde les consommateurs contre l’usage de gel hydro-alcoolique lors d’exposition au soleil, au risque de développer des irritations ou des taches brunes persistantes.
Cette mise en garde est valable pour tous les produits à base d’alcool, mais les dermatologues français interrogés relativisent l’alerte de leurs confrères espagnols. En effet, tous les produits contenant de l’alcool sont connus pour dessécher la peau, ce qui peut être source d’irritations. Néanmoins, l’application régulière d’une lotion hydratante (ou de protection solaire) ou d’une crème pour les mains peut prévenir ce type de problème.
Chez certaines personnes, sous l’effet du soleil, l’alcool contenu dans les gels hydro-alcooliques peut également être à l’origine d’une inflammation particulière de la peau, la « dermite en breloque » : la peau est rouge et irritée, puis des taches brunes apparaissent, qui peuvent persister plusieurs années.

Les dermatologues recommandent de choisir un gel hydro-alcoolique ne contenant qu’un seul alcool (éventuellement deux), de la glycérine (pour protéger la peau de la sécheresse) mais aucun parfum.
En effet, de nombreux parfums sont dits « photosensibilisants », c’est-à-dire qu’ils sont à l’origine de réactions allergiques de la peau lors d’exposition au soleil. C’est pour cela qu’il est généralement contre-indiqué de se parfumer lorsqu’on prévoit de s’exposer au soleil.
Par ailleurs, les dermatologues rappellent qu’à la plage il n’y guère de raisons d’utiliser un gel hydro-alcoolique puisqu’on n’est en contact qu’avec ses propres affaires, le sable, l’eau… qui ne sont pas des sources de contamination.
En résumé, les risques d’irritation due au gel hydro-alcoolique sont bien plus faibles que les risques d’attraper un coup de soleil ! Pensez à vous protéger efficacement avec un écran solaire à indice élevé appliqué régulièrement et généreusement, un chapeau, éventuellement un vêtement.
 
Sources
Un article du Huffington Post qui résume le débat à ce sujet, 23 juin 2020
Il y a 19 jours
Le dîner est il le repas qui fait grossir ?
Non, mais…
L’idée selon laquelle le dîner est le repas qui fait grossir est à la fois fausse et vraie.
D’un point de vue nutritionnel, aucun des repas de la journée ne fait davantage grossir qu’un autre. D’ailleurs, les nutritionnistes et les diététiciens ne mesurent pas les effets d’un repas, ou même d’une journée alimentaire, mais ceux d’une semaine complète. Équilibrer son alimentation est plus facile à faire sur la semaine que sur la journée ou le repas, surtout quand on a une vie active avec une partie d’imprévus alimentaires.
Donc, du point de vue nutritionnel, le dîner ne fait pas davantage grossir que le déjeuner ou le petit déjeuner.
Mais il y a un autre aspect du dîner : dans nos modes de vie agités, le petit déjeuner et le déjeuner sont souvent pris sur le pouce, avec un équilibre alimentaire… discutable ! Du coup, le dîner est souvent le seul repas structuré que nous prenons. Il est une opportunité de rééquilibrer l’alimentation sur la journée (plus de légumes, plus de fruits). Mais si l’alimentation au cours de la journée a été insuffisante ou déséquilibrée, le dîner devient le moment où l’on a le plus faim, où on a davantage le temps de manger en excès, d’autant plus qu’il est souvent précédé d’un grignotage en le préparant (parce que « la faim n’attend pas »). Donc, dans ces conditions, le dîner peut devenir un repas excessif, trop riche, au lieu d’être l’opportunité de rééquilibrer l’alimentation de la journée.
La lutte contre le surpoids passe par l’équilibre alimentaire, mais aussi par une bonne répartition des apports tout au long de la journée : petit déjeuner complet, déjeuner équilibré, goûter allégé et dîner équilibré (et adapté à ce qui a été consommé dans la journée).
 
Sources
« Une journée rythmée par les repas », Programme national nutrition santé.
« Se réunir autour de repas réguliers », Programme national nutrition santé.