La question de la transmission du coronavirus responsable de la COVID-19 par le sang a été rapidement explorée par les médecins chinois, dès le début de la pandémie.
Leurs études ont montré que, chez les personnes qui ont développé des symptômes, les cas où l’on retrouve du matériel génétique (ARN) du coronavirus dans leur sang sont rarissimes (4 cas sur 2400 donneurs ayant développé des symptômes par la suite). Par ailleurs, on ne sait pas si ces traces de coronavirus seraient capables d’infecter une personne via une transfusion.
Depuis le début de la pandémie, des centaines de milliers de transfusions sanguines ont été réalisées à travers le monde, sans que l’on ait identifié un seul cas de transmission par ces transfusions. Les scientifiques penchent donc pour une absence de transmission du coronavirus par le sang.
En France, par mesure de précaution, les collectes de sang refusent les personnes qui ont eu des symptômes grippaux pendant les 4 semaines précédant la collecte, ainsi que celles qui ont été en contact avec une personne ayant présenté ce type de symptômes pendant les 2 semaines précédant la collecte. Dans ces conditions, aucune recherche de trace de virus n’est faite dans les dons de sang.
Sources
Un article sur les cas chinois de présence de l’ARN viral dans le sang, 4 avril 2020
Les recommandations du Haut conseil de la santé publique sur la collecte de sang, 11 mars 2020
Les règles de collecte de l’Établissement français du sang en période de COVID-19
Attention
Cet article d'actualité rédigé par un auteur scientifique reflète l'état des connaissances sur le sujet traité à la date de sa publication. Il ne s'agit pas d'une page encyclopédique régulièrement remise à jour. L'évolution ultérieure des connaissances scientifiques peut le rendre en tout ou partie caduc.