La question partagée est :

Le 21/04/2020
Faut-il un minimum de virus pour provoquer le déclenchement de la COVID-19 ?
Oui, très probablement.
 
Même si cela n’a pas été démontré formellement, il est très probable qu’il faille une certaine quantité de virus pour déclencher la COVID-19. Ceci a été démontré pour d’autres infections virales : on parle alors de « dose infectieuse » ou de « dose minimale infectante » nécessaire à l’apparition de la maladie.
Ceci s’explique à la fois par la réaction des nos défenses naturelles qui sont capables de neutraliser de petites quantités d’un virus jamais rencontré jusque-là (c’est l’immunité « innée »), mais aussi par le fait que toutes les particules virales ne sont pas fonctionnelles (la multiplication du virus est imparfaite et produit de nombreuses particules défectueuses).

Dans de nombreuses maladies virales, ceci a été démontré en inoculant expérimentalement des animaux avec des doses croissantes de virus. L’infection n’apparaît que si la dose inoculée est supérieure à une certaine quantité de virus. Par exemple, pour le SRAS (qui a sévit en 2003), la dose infectieuse chez la souris n'était que de quelques centaines de particules virales. Il semble donc probable qu’il faille quelques centaines ou milliers de particules de SRAS-CoV-2 pour développer des symptômes de COVID-19.
Dans le contexte de la COVID-19, l’importance de la dose de virus nécessaire pour déclencher la maladie est illustrée par l’histoire du Dr Li Wenliang, un jeune médecin chinois qui a été l’un des premiers à signaler la COVID-19 à Wuhan. Malgré une bonne santé, ce médecin est décédé de la maladie après avoir été longuement exposé à un patient qui sécrétait des quantités importantes de coronavirus, de manière rapprochée et sans protections.
Ce triste exemple permet d’introduire une hypothèse qui semble assez probable : la sévérité des symptômes de la COVID-19 pourrait être proportionnelle à la quantité de virus lors de la contamination.
 
Sources
« Bilan des connaissances relatives aux virus transmissibles à l’homme par voie orale. » Anses/Afssa, Février 2007
« Coronavirus. La question de la charge virale. » Les Observateurs, 30 mars 2020
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