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les questions et les décodages

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Il y a 39 jours
Est-il normal qu’un cas contact Covid vacciné ne soit plus obligé de s’isoler ?
Oui, si son test antigénique est négatif ET en respectant certaines précautions.
 
Vous êtes complètement vacciné(e) et vous êtes cas contact. Devez-vous vous isoler ?
Tout d’abord, vous devez faire un test antigénique en pharmacie dès que possible.

S’il est positif, vous devrez rester 10 jours en isolement. En l’absence de symptômes pendant ces 10 jours, vous n’aurez pas besoin de test de contrôle à la fin de votre isolement. Si vous avez des symptômes pendant ces 10 jours d’isolement, vous pourrez mettre fin à celui-ci 48 heures après la fin des symptômes (sans test de contrôle).

Si votre test antigénique initial est négatif, les autorités sanitaires considèrent que vous présentez un risque modéré et qu’il n’est pas nécessaire de vous isoler à la condition que vous preniez certaines précautions (voir ci-dessous). Mais il faudra néanmoins refaire un test de contrôle 7 jours plus tard (ou 7 jours après la fin des symptômes de la personne dont vous êtes cas contact si vous vivez avec elle).
La vaccination ne protège pas à 100 % d’une éventuelle contamination. Donc même avec un test initial négatif, mieux vaut, pendant 10 jours :
  • limiter vos interactions sociales,
  • porter le masque à l’extérieur et à l’intérieur, même dans les lieux qui ne l’exigent plus,
  • éviter de rencontrer des personnes vulnérables ou fragiles. 
En cas de symptômes après un test initial négatif, il est indispensable de refaire un test et de rester isolé en attendant le résultat (puis, s’il est positif, de respecter les consignes pour les personnes infectées).
 
Sources
 
« Je suis cas contact Covid, que faire ? », Ministère de la santé et des solidarités, septembre 2021
Il y a 39 jours
L’oxyde de graphène est-il nocif ?
Plutôt le graphène. Mais ni l’un ni l’autre ne sont présents dans les vaccins contre la Covid-19.
 
Lorsqu’on oxyde du carbone (« graphite ») dans certaines conditions, on obtient de l’oxyde de graphite (carbone, oxygène et hydrogène). Dans une solution basique, cet oxyde prend une configuration en monocouche (un fin film de molécules d’oxyde) qui est appelée « oxyde de graphène ». Attention, il ne faut pas confondre l’oxyde de graphène avec le graphène qui est la forme monocouche ou nanotubules du graphite non oxydé (donc une fine feuille ou des microtubes de molécules de carbone pur).

Récemment, des polémiques sont nées autour de la présence de graphène (ou d’oxyde de graphène selon les sources) dans le vaccin Pfizer contre la Covid-19. Cette polémique est fondée sur la toxicité, dans le tube à essai, des microtubules de graphène sur les cellules pulmonaires ou nerveuses, lorsque ces microtubules prennent une taille importante. L’oxyde de graphène, moins utilisé, n’a, lui, jamais montré de toxicité sur les cellules (mais il continue à être étudié à ce sujet).
Récemment, des masques comportant une fine pellicule de graphène (capable de tuer les virus) ont été retirés du marché à cause du risque de pénétration de ce graphène dans les poumons.

Que penser de la rumeur selon laquelle le vaccin Pfizer contre la Covid-19 contient du graphène ou de l’oxyde de graphène ? L’Agence France Presse a publié en juillet 2021 une analyse fouillée de cette rumeur et de son origine. Il semble que cette fausse information vienne d’un militant anti-vaccin espagnol qui s’était déjà fait connaître en juin 2021 en prétendant que le coronavirus de la Covid-19 était en fait du graphène pur…

L'AFP a contacté l'organisme Graphene Flagship, un projet scientifique qui regroupe près de 170 partenaires universitaires et industriels de 22 pays pour travailler sur ce matériau (et sur sa toxicité). Cet organisme a démenti les propos du militant espagnol qui prétendait que la microscopie électronique des vaccins montrait des images de graphène. Selon les experts du Graphene Flagship, identifier la présence de graphène nécessite d’autres méthodes d’analyse plus poussées que la seule microscopie électronique.
Par ailleurs, les laboratoires Pfizer et BioNTech ont confirmé à l’AFP que leur vaccin ne contenait ni graphène, ni oxyde de graphène.
 
Sources
 
Sur la toxicité du graphène, CNRS, 2015
Sur le retrait des masques contenant du graphène, Le Monde, avril 2021
L’analyse de l’Agence France Presse sur la rumeur liée au graphène, juillet 2021
Il y a 39 jours
Peut-on éliminer les punaises de lit par la chaleur sèche ou humide ?
C’est l’une des mesures recommandées.
 
La punaise de lit (Cimex lectularius) est un insecte parasite de l’homme qui, comme une puce ou un moustique, se nourrit de sang. Le jour, elle vit cachée dans la literie ou dans les recoins les plus sombres de la chambre. La nuit, elle sort pour piquer, à raison d’un repas par semaine environ.

Au début d’une infestation, les punaises de lit sont essentiellement dans la literie. Ensuite, elles peuvent envahir toutes les anfractuosités de la chambre : mobilier, rideaux, tapis, moulures, plinthes, fissures dans les murs, vêtements, bagages, livres, dos des cadres, etc. Ces endroits sont souvent épargnés lors du ménage et une infestation par les punaises de lit est possible dans une maison régulièrement astiquée.

Outre les méthodes d’élimination utilisant des insecticides ou des fumigènes (réservées aux professionnels), il existe des méthodes dites « mécaniques » qui peuvent être mises en place par les occupants du lieu infesté. En voici quelques unes proposées par le Ministère de la Transition Écologique :
  • lavage en machine de la literie et des vêtements à plus de 60°C et séchage au sèche-linge (mode chaud, au moins 30 minutes). Les vêtements ainsi lavés doivent être protégés dans des sacs plastiques scellés jusqu’à la fin de l’infestation.
  • nettoyage vapeur de la chambre à haute température (120°C) ou nettoyage à la chaleur sèche (180°C), au niveau des recoins ou des tissus d’ameublement. Il est possible de louer ces nettoyeurs à chaud.
  • congélation des petits objets non lavables (livres, petits bagages, textiles fragiles, etc.) à -18°C, au moins 3 jours.
  • aspiration (avec l’embout fin de l’aspirateur) des œufs, jeunes et adultes mis en évidence. Il faut ensuite fermer le sac, l’emballer dans un sachet plastique et le jeter dans une poubelle extérieure. Ne pas oublier de nettoyer le conduit de l’aspirateur avec un produit de nettoyage domestique.
  • nettoyage à la brosse : brosser à sec ou avec un nettoyant de surface certains recoins ou tissus pour supprimer les oeufs ou les jeunes insectes difficiles à mettre en évidence. Attention, le brossage ne les tue pas, il faut donc y associer l’aspirateur ou un grand nettoyage du sol.
  • suppression de l’ameublement infesté : les matelas ou meubles contaminés ne doivent bien sûr pas être vendus, ni déposés dans la rue : il faut s’assurer qu’ils aillent directement en décharge et qu’ils ne soient pas récupérables (les rendre inutilisables).
  • interventions éventuelles sur le bâti : rebouchage des fissures, vissage des prises, recollage du papier peint, des plinthes, etc.
Le Ministère de la Transition Écologique met à disposition un numéro d’appel pour avoir des conseils personnalisés sur le sujet : 0806 706 806 (prix d’un appel local).
 
Sources

Les conseils du Ministère de la Transition Écologique
Il y a 39 jours
Que penser de la 3e dose de vaccin contre la Covid-19 ? Doit-on craindre des effets indésirables ?
Elle est intéressante pour certaines catégories de personnes.
 
Que sait-on de l’utilité de la 3e dose de vaccin contre la Covid-19 ? Les données dont on dispose sont essentiellement issues des données statistiques observées dans la population vaccinée, en Israël et au Royaume-Uni (on ne dispose pas de données issues d’essais cliniques randomisés à ce stade). Pour résumer ces données :
  • la 3e dose augmente significativement les taux sanguins d’anticorps neutralisants contre la protéine S du coronavirus (ceux responsables d’une bonne partie de l’immunité) ;
  • la 3e dose diminue significativement le risque d’hospitalisation des personnes de plus de 65 ans et de celles qui souffrent de facteurs de risque de forme sévère de Covid-19 due au variant Delta ;
  • il semble que plus une personne présente de facteurs de risque de forme sévère, plus l’intérêt de la 3e dose est élevé (données britanniques).
Pour ces trois raisons, la Haute autorité de santé (HAS, en France) et la Food and Drug Administration (FDA, aux États-Unis) ont formellement recommandé l’administration d’une 3e dose (vaccin Pfizer ou Moderna) aux personnes de plus de 65 ans, ainsi qu’aux personnes à haut risque de forme sévère, au moins 6 mois après la 2e dose. De plus, les professionnels de santé pourront, quel que soit leur âge, bénéficier également d’une 3e dose.

Pour les personnes qui ne remplissent pas ces critères (moins de 65 ans sans facteur de risque), il n’y a, pour l’instant, aucune preuve de l’avantage d’une 3e dose. En effet, chez ces personnes, deux doses de vaccins semblent suffire à prévenir les formes sévères dues au variant Delta, quelle que soit la date de leur 2e dose.

Les personnes qui recevront une 3e dose doivent-elles craindre des effets indésirables particuliers ? Selon les médecins israéliens, l’administration d’une 3e dose semble produire des effets indésirables de type « pseudo-grippaux » (fièvre, fatigue, courbatures) avec la même fréquence que la 2e dose et avec une intensité similaire. Ces effets sont dus à la réponse immunitaire au vaccin et disparaissent en 24 à 48 heures.
 
Sources
 
Les recommandations de la Haute autorité de santé sur la 3e dose, août 2021
Les recommandations de la FDA sur la 3e dose, septembre 2021
Les données britanniques sur l’intérêt de la 3e dose, septembre 2021
Il y a 39 jours
La mélisse est-elle contre-indiquée pour les personnes en hypothyroïdie ?
Elle pourrait théoriquement déséquilibrer un traitement thyroïdien.
 
La mélisse (Melissa officinalis) est traditionnellement utilisée pour ses propriétés apaisantes sur le système nerveux et le système digestif. L’Agence européenne du médicament (EMA) considère comme « traditionnellement établi » l’usage de la mélisse pour « soulager la tension nerveuse légère et aider à l’endormissement ainsi que pour le traitement symptomatique des douleurs gastro-intestinales liées à des ballonnements ou à des flatulences ».

D’après diverses études menées in vitro (dans le tube à essai), l’extrait de mélisse pourrait inhiber la TSH, une hormone qui stimule la glande thyroïde. De ce fait, cet extrait pourrait aggraver les symptômes d’hypothyroïdie, ou déséquilibrer un traitement prescrit pour ce déséquilibre hormonal.

Cependant, selon l’Agence européenne du médicament, les conséquences cliniques de cette action inhibitrice in vitro ne sont pas connues et aucun effet indésirable de type thyroïdien n’a été décrit après usage de la mélisse. 
Néanmoins, les personnes qui souffrent de maladie de la thyroïde doivent utiliser la mélisse avec prudence et signaler cet usage à leur endocrinologue afin qu’il puisse surveiller un éventuel effet négatif.
 
Sources
 
Le dossier de l’Agence européenne du médicament sur la mélisse, 2013
Une des études montrant l’effet inhibiteur de la mélisse sur l’action de la TSH, 2003